Zemanlandia ou l’art du football champagne

Jamais un homme n’aura plus divisé l’Italie que Zdenek Zeman. Demi-dieu pour les uns, perdants pour les autres, l’entraîneur tchèque n’a jamais laissé personne insensible. C’est que l’homme à la cigarette a multiplié les provocations dans un pays peu habitué aux changements et aux bouleversements qui peuvent en découler. De la façon de jouer aux dérives de ce sport, en passant par le foot business, retour sur celui qui a transformé le foot italien.

À Foggia, Zdenek Zeman est plus connu que le Pape. Ce Tchèque, né au lendemain de la guerre, a réussi à faire connaître cette ville dans toute l’Italie, à travers son club de foot, et à l’ériger en exemple d’une gestion quasi-parfaite. Bien aidé par le duo Casillo (président) et Pavone (Directeur Sportif), Zeman a enchaîné les miracles dans les Pouilles, flirtant même avec la Coupe d’Europe…

Lire la suite de l’article sur le blog « Euro-visions » d’Eurosport.fr
Article publié le 25 Décembre 2011

Serie A : Régression ? Non, sous-exposition

Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu sur la Serie A… Un championnat en perdition, sans star, donné comme perdu ou pire, condamné à devenir aussi confidentiel que la Ligue 1. Si certaines dérives ne doivent pas faire oublier la mutation actuelle du foot italien, l’exposition médiatique ou plutôt, la sous-médiatisation de ce championnat en France, a laissé libre cours à toutes les interprétations. La Serie A a dû avaler toutes les théories, des plus pessimistes aux plus gros lieux communs – invérifiables aujourd’hui – en courbant l’échine mais surtout en préparant son évolution. Le résultat ? Aucune révolution mais du bon sens et le début d’un nouveau cycle.

L’Italie ne sait plus se vendre. Face à la très marketée Premier League et au très médiatique Clasico espagnol, la Serie A ne fait plus le poids en France. Lundi dernier, les téléspectateurs n’avaient pas le choix. Chelsea-City était en direct, Roma-Juve en différé. Deux chocs le même soir et un avantage pour…

Lire la suite de l’article sur le blog « Euro-visions » d’Eurosport.fr
Article publié le 20 Décembre 2011

Rome apprend le mot patience

Projet. Certainement le mot le plus utilisé par toutes les gazettes sportives depuis maintenant cinq mois lorsqu’il s’agit de parler de l’AS Roma. Dans toutes les langues et à toutes les sauces, le projet des américano-espagnols fait débat. À chaque défaite, il est remis en cause. À l’inverse, chaque point pris doit conforter les dirigeants dans leur vision de l’avenir. Mais qu’en est-il vraiment ? Des dirigeants à l’entraîneur, en passant par les coulisses, le mercato et l’influence barcelonaise, état des lieux d’un joyeux désordre où le mot « patience » est roi. De quoi conforter tous les adages de la Ville Eternelle, de « A Rome, on vit à la Romaine » à « Rome ne s’est pas construite en un jour ».

En quelques jours, on a vu le meilleur et le pire des tifosi Giallorossi. Contre Lecce fin novembre, la Curva Sud affichait une banderole « mai schiavi del risultato » (jamais esclaves du résultat) pour montrer qu’ils sauraient être patients. Un acte touchant pour Daniele De Rossi expliquant alors qu’il était…

Lire la suite de l’article sur le blog « Euro-visions » d’Eurosport.fr
Article publié le 17 Décembre 2011

Luis Enrique, du caractère et des incertitudes

Alors que les indignés espagnols cherchaient à médiatiser leurs revendications au début de l’été, Luis Enrique ficelait les dernières lignes de sa révolution espagnole au cœur de Rome. Rarement un technicien étranger a suscité une telle interrogation en Italie, de la presse aux joueurs en passant par les autres entraîneurs. Utopie pour les plus pessimistes, transformation nécessaire du jeu pour d’autres, Luis Enrique a animé les débats et chamboulé la vision de l’ADN du Calcio. Six mois plus tard, rien n’a changé. Les pessimistes le sont encore plus et les optimistes réclament du temps. Luis Enrique ne fait pas l’unanimité et il n’est pas habitué. Alors pour rassurer, un résultat à Naples dimanche soir serait un bon signal.

Il y a peu de chances que le Toto Luisito arrive à concurrencer le Toto Calcio mais le jeu de pronostic basé sur les compositions d’équipe de Luis Enrique fait un tabac à Rome. Il faut dire que le technicien espagnol aide…

Lire la suite de l’article sur le blog « Euro-visions » d’Eurosport.fr
Article publié le 17 Décembre 2011

Atalanta : avec des « six »…

Six points de pénalité. C’est ce que l’Atalanta a récolté en août dernier après un énième scandale de matchs truqués en Italie. Comme si la sanction n’était déjà pas assez dure pour un promu en Série A, le club de Bergame a également vu sabandiera suspendue pour 42 longs mois suite à son implication dans ce nouvel épisode « mafieux ». Le constat devait être sans appel : six points de moins et Cristiano Doni en retraite anticipée, c‘était la promesse d’un retour évident en Série B. Sauf que les hommes de Colantuono surprennent. Les Nerazzurri pointeraient à la cinquième place du classement sans les six points retirés avant le début du championnat. Et si l’Atalanta réussissait l’impossible ?

L’histoire ne dit pas si les joueurs de l’Atalanta auraient eux-mêmes misé sur un maintien confortable lorsque la sanction de la Cour Fédérale de Justice de la FIGC est tombée mi-août. On imagine néanmoins que les joueurs…

Lire la suite de l’article sur le blog « Euro-visions » d’Eurosport.fr
Article publié le 15 Décembre 2011