Les douze joueurs du championnat suédois à suivre (2013)

Le championnat suédois reprend le week-end prochain avec notamment un choc entre le champion en titre Elfsborg et le plus grand club de Stockholm – de la banlieue de la capitale suédoise en fait – l’AIK Solna. Chaque année, l’Allsvenskan nous offre de bons moments et des découvertes de joueurs qui feront ensuite carrière dans les plus grands clubs européens. A la veille de l’ouverture de la saison 2013, voici douze joueurs – et pas que des espoirs – à suivre tout particulièrement cette année.

Viktor Claesson (Elfsborg) : formé comme attaquant à Värnamo – gage de qualité – le joueur d’Elfsborg joue un rang plus bas sous les ordres de Lennartsson : au mieux second attaquant, le plus souvent sur un côté dans un 4-2-4 ou 4-2-3-1. Il doit encore trouver les automatismes d’un joueur de couloir mais sa seconde partie de saison a été très encourageante, même s’il aurait dû marquer plus de buts. En gommant ce déchet devant le but, il sera à coup sûr un des futurs attaquants de la sélection suédoise.

Oscar Lewicki (Häcken) : blessé à la hanche début janvier, le milieu de terrain d’Häcken va rater le début de saison et sera de retour normalement fin avril. Élu meilleur espoir de la saison dernière, Lewicki va affronter la saison de la confirmation : Källström (2000), Toivonen (2006) ont parfaitement réussi, d’autres (Oremo, Arneng, Söder) beaucoup moins. L’espoir suédois est un milieu de terrain relayeur, fin techniquement et au petit gabarit déroutant pour un championnat assez physique.

Nabil Bahoui (AIK) : après une saison 2011 ratée, l’attaquant suédois s’est révélé la saison dernière avec Brommapojkarna en D2. Il a inscrit quinze buts et réalisé six passes décisives. Il a formé un duo redoutable avec Piñones-Arce et a profité d’une position contractuelle favorable pour s’engager libre avec l’AIK Solna. Peu élégant, il parait parfois maladroit mais a réalisé une grande saison. A voir s’il pourra confirmer au plus haut niveau et sans son compère d’origine chilienne.

David Accam (Helsingborg) : il est le joueur de D3 suédoise le plus cher de l’Histoire. Transféré contre 300 000€ à Helsingborg en 2012, David Accam a la même qualité que Claesson, qui peut vite devenir un souci, il est polyvalent. Arrivé en août sur la côte ouest suédoise, il a déjà joué comme attaquant (son vrai poste), comme ailier et comme milieu relayeur. Très actif, combatif, rapide dans l’exécution de ses gestes et avec un vrai sens du but, Accam est un joueur très intéressant qui aura plus de responsabilités offensives cette année avec le départ de Djurdjic.

– Ivo Pekalski (Malmö) : pour le milieu de terrain suédois de Malmö, c’est un peu la saison où jamais. Après avoir débuté brillamment en 2010, il a connu une fin de saison 2011 délicate à cause d’une première blessure, puis une année 2012 guère plus épanouissante avec quelques pépins physiques et des performances forcément en-deçà des attentes. Pekalski est un milieu moderne, capable de récupérer le ballon et de le relancer proprement, d’avancer balle au pied, de presser haut et de défendre debout. Espérons qu’il retrouve rapidement son niveau.

Anders Svensson (Elfsborg) : il aura 37 en juillet  et a récemment annoncé qu’il voulait jouer jusqu’à la Coupe du Monde 2014 au Brésil où il devrait faire partie des 23 suédois, si ceux-ci se qualifient. Svensson est l’un des milieux suédois les plus intelligents. Il possède une lecture du jeu parfaite qui lui permet de déclencher des passes au millimètre et toujours dans le bon tempo. Véritable leader d’Elfsborg sur et en dehors du terrain, il est le régulateur de son équipe, et le sera d’autant plus qu’Hiljemark a quitté le club de Borås. Profitons des derniers mois de la carrière de Svensson.

Mohammed Bangura (Elfsborg) : il a fait le bonheur de l’AIK avec 13 buts en 33 matches, avant une expérience ratée au Celtic et un retour l’été passé dans le club de Solna en prêt. L’attaquant sierra-léonais a été de nouveau prêté en Suède, cette fois-ci à Elfsborg. Il apportera un style de jeu différent de Lasse Nilsson et David Elm grâce à sa puissance et sa capacité à prendre rapidement la profondeur. Elfsborg aura besoin d’un attaquant prolifique pour continuer à briller, son véritable défaut la saison passée malgré son titre de Champion.

Robin Quaison (AIK) : nommé dans la catégorie des meilleurs espoirs l’année passée, le jeune joueur de 19 ans est très attendu cette saison. Parti pour être un simple remplaçant ayant besoin de temps pour s’acclimater au haut niveau après son arrivée de Väsby, Quaison a rapidement montré qu’il pouvait rendre des services à l’AIK. Milieu explosif, bon techniquement, solide sur ses appuis, il aime porter le ballon devant les buts adverses.

– Moestafa El Kabir (Häcken) : après l’échec de son prêt à Cagliari où il s’est fait remarquer pour son mauvais comportement et son manque de discipline, El Kabir est rentré au pays et est passé de Mjällby à Häcken. Le challenge sera compliqué : vice-champion la saison passée, le club est désormais attendu et El Kabir devra faire oublier Majeed Waris et ses 23 buts l’année dernière. La pression sera plus importante et il n’a pas montré pour l’instant qu’il avait les nerfs suffisamment solides pour ne pas s’effondrer devant les difficultés.

Nicklas Bärkroth (Brommapojkarna) : grand espoir du foot suédois depuis ses seize ans, l’ailier formé à l’IFK Göteborg n’a pour l’instant pas confirmé, ni dans son club formateur, ni à Benfica ni à Leiria (qui était dans un contexte très particulier la saison passée). Libéré de son contrat à Göteborg, Bärkroth s’est engagé avec le promu Brommapojkarna qui doit reconstruire sa ligne d’attaque après les départs de Bahoui et Piñones-Arce. Il peut jouer comme ailier ou second attaquant mais doit s’endurcir physiquement et jouer plus vite. Le haut niveau ne pardonne pas.

Pontus Jansson (Malmö) : c’est le défenseur central suédois le plus talentueux en Suède en ce moment, avec Milosevic (AIK). Déjà courtisé cet hiver par plusieurs clubs italiens et allemands, Jansson a préféré rester jusqu’à cet été (au moins) et jouer encore quelques mois comme titulaire pour progresser. Le défenseur de Malmö est un roc (1m91) extrêmement fiable. Se posera plus tard la question de sa future destination et de la vérification de ses performances à un plus haut niveau.

– Walid Atta (Helsingborg) : formé dans un petit club de la banlieue de Göteborg, il a explosé à l’AIK avant de tenter sa chance dans deux clubs de Zagreb sans succès. Rentré la saison passée à Helsingborg, il est devenu le leader de la défense du club suédois et se révèle redoutable sur coups de pieds arrêtés. Il a marqué cinq buts en championnat en 2012, sans pour autant oublier sa rigueur en défense.

Les bons joueurs qui ont quitté le championnat suédois cet hiver : Oscar Hiljemark (PSV), Karl-Johan Johnsson (Nimègue), Daniel Larsson (Valladolid), Nikola Djurdjic (Fürth) et Waris Majeed (Spartak Moscou).

Les promus : Öster, Brommapojkarna et Halmstad.

Les matches de la première journée : Häcken-Göteborg, Helsingborg, Djurgården, Syrianska-Kalmar, Malmö-Halmstad, Mjällby-Norrköping, Gefle-Åtvidaberg, Elfsborg-AIK, Brommapojkarna-Öster.

Le top 10 des brésiliens en Série A

A la fin des années 1800 et au début du siècle suivant, l’immigration italienne en Amérique du Sud a été particulièrement importante. En Argentine et au Brésil, on compte aujourd’hui, selon les données d’organismes différents, entre 40 et 55 millions de Brésiliens et d’Argentins ayant une ascendance italienne. En Argentine, près de la moitié de la population est concernée. Il y a de forts liens entre ces deux communautés sud-américaines et la communauté italienne et une filiation toute particulière.

Ce n’est donc pas une surprise de retrouver aujourd’hui de nombreux joueurs sud-américains dans les différents championnats italiens. Ces joueurs attirent les directeurs sportifs pour deux raisons : leurs qualités footballistiques, bien évidemment, mais également la possibilité d’avoir un double passeport en obtenant la nationalité italienne. Ce qui permet aux clubs d’engager plus de joueurs extracommunautaires, les faisant naturaliser par la suite, ou juste avant la signature. Cette situation a même profité à la Nazionale puisque le Brésilien, désormais Italo-Brésilien, Thiago Motta, pour ne prendre que cet exemple, est l’un des oriundi à avoir joué avec le maillot de la sélection italienne.

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Article publié le 20 Mars 2013

Serie A, c’est la lutte finale derrière la Juve

Derrière la Juve, les prétendants se marquent à la culotte d’une façon irrationnelle. Naples et la Fiorentina jouaient en même temps dimanche à 15h, et en deuxième période, alors que les deux équipes faisaient match nul 1-1, le scénario des deux matchs n’a fait qu’un. Quand la Fio reprenait l’avantage, trois minutes plus tard Naples en faisait de même. Rebelote quand leur adversaire égalisait. Même scène encore lors du but de la victoire 3-2 sur les deux terrains, le tout entre la 62e et la 84e minute. Les équipes n’ont rien lâché et ont offert un superbe spectacle.

Milan a également remporté son match dimanche face à un Palerme très brouillon. Les Milanais se sont imposés grâce à un doublé de Balotelli qui a fait son premier excellent match avec les Rossoneri, du début à la fin. Un cran plus bas se trouvent trois équipes à 47 points : l’Inter (qui n’a pas joué ce week-end : match reporté), la Lazio et la Roma. Fortunes diverses pour les clubs romains : la Lazio s’est embourbée au Torino (quel match catastrophique de Michaël Ciani, tandis que Kozak confirme qu’il n’est en réussite qu’en Ligue Europa), tandis que la Roma a battu Parme en se faisant néanmoins quelques frayeurs.

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Article publié le 18 Mars 2013

Roma : Andreazzoli s’est acheté la « paix sociale »

La Roma a tous les inconvénients d’un grand club sans en avoir les avantages. Parmi les défauts, un management aléatoire et pas aussi efficace, dans sa communication et dans sa gestion, que peut l’être celui du Milan ou de la Juve. C’est ce qu’avait expliqué Zdenek Zeman en conférence de presse, quelques jours avant de se faire virer : « Les joueurs ne savent pas ce qu’ils ont le droit de faire ou non. Il n’y a pas de règles écrites, les joueurs font ce qu’ils veulent. » Pourtant, la Roma n’a jamais été aussi structurée : un président, un CEO, un administrateur délégué, un directeur général et un directeur sportif. Bref, du monde en théorie mais personne en pratique lorsqu’il s’agit de gérer les joueurs et soutenir l’entraîneur. Zeman n’a pas été suivi dès le début par ses dirigeants sur l’attitude et les règles qu’il souhaitait imposer à ses hommes. Dès lors, les joueurs ont senti qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient sans risquer quoi que ce soit. Osvaldo a séché le stage aux USA début janvier, Stekelenburg s’est lâché dans la presse sur son concurrent direct, Pjanic a insulté Zeman en plein derby, Marquinho l’a également critiqué ouvertement, certains évitaient les séances physiques du lundi et prétextaient des petites douleurs pour arriver à leurs fins… À Trigoria, les joueurs sont rois.

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Article publié le 16 Mars 2013

Comment Allegri a redressé Milan

C’était le 11 novembre dernier. Ce jour-là, Milan s’inclinait sur sa pelouse contre la Fiorentina (1-3) et touchait le plus bas niveau de sa saison. Depuis fin août, Milan battait tous les records négatifs du club et Berlusconi commençait à attaquer son entraîneur, Massimiliano Allegri. Contre vents et marées, contre attaques et railleries, Allegri a fait face et a réussi à emmener l’AC Milan, quatre mois plus tard, dans la zone Ligue des Champions. S’il a été aidé par le retour en forme de certains cadres, le mérite revient à l’entraîneur italien qui a redressé le club grâce à un nouveau système tactique.

Comme souvent, pour ne pas dire toujours, Arrigo Sacchi avait sorti le bon diagnostic au moment d’évoquer le mauvais début de saison de son ancien club. L’ex-entraîneur, devenu consultant à la télé et coordinateur technique des équipes de jeunes de la sélection, expliquait que depuis deux saisons (comprenez depuis l’arrivée d’Ibrahimovic qu’il n’a jamais apprécié), Milan se reposait sur des individualités et ne savait plus jouer de façon collective. En d’autres termes, et j’avais déjà évoqué cette « tactique » dans de précédents articles, tout le jeu du Milan tournait autour de Zlatan Ibrahimovic et les autres joueurs ne faisaient rien d’autre qu’attendre le déclic du Suédois pour faire basculer les matchs en leur faveur.

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Article publié le 11 Mars 2013