Anders Svensson, l’indispensable nouveau recordman

À l’occasion de la victoire suédoise au Kazakhstan, Anders Svensson est devenu le recordman de sélection (144) avec la Suède, dépassant ainsi le légendaire gardien Thomas Ravelli. Pourtant, le milieu suédois aurait pu arrêter sa carrière après le dernier Championnat d’Europe. Titularisé contre l’Angleterre et la France, il rend une copie très propre mais ne semble plus rentrer dans les plans d’Erik Hamren après la compétition. Le sélectionneur expliquait à l’époque que le temps avait fait son oeuvre pour Svensson et qu’il ne le voyait plus comme un titulaire, préférant se concentrer sur ses successeurs, Rasmus Elm, Pontus Wernbloom et Kim Källström. Le problème, pour Hamren, c’est qu’il s’est vite rendu compte que son milieu de 37 ans est toujours au top et offre des garanties suffisantes pour jouer en sélection nationale. Sa fin de saison 2012 remarquable ponctuée par le titre de champion de Suède avec Elfsborg fournit une énième preuve de la compétitivité du vétéran.

Ce n’est pas la première fois que l’on essaye de « se débarrasser » de Svensson, et peut-être pas la dernière. Le milieu suédois est en fin de contrat en décembre avec Elfsborg et ses dirigeants ont multiplié les prises de position ambiguës à son sujet. Le directeur général, Stefan Andreasson, est ainsi passé d’interviews où il laissait planer une forte incertitude sur l’avenir de son joueur, arguant qu’il avait peut-être fait son temps, à une position plus souple où il expliquait qu’il serait ravi de le voir prolonger, car Svensson avait écrit l’histoire du club et avait refusé à de nombreuses reprises plus d’argent de clubs étrangers pour rester dans le club de Borås. Andreasson a depuis largement revu son jugement et a expliqué dans une interview à l’Aftonbladet que la Suède aurait été plus performante si Svensson avait été toujours aligné par les différents sélectionneurs.

Aux dernières nouvelles, une rencontre devrait avoir lieu prochainement entre Anders Svensson, ses représentants et le président du club Bosse Johansson, pour discuter d’une éventuelle prolongation. Le capitaine d’Elfsborg n’en fait pas une question d’argent, il a toujours répété qu’il se sentait bien « à la maison ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il était rentré à Borås en 2005 après son expérience anglaise. Au plus fort du doute, lorsque ses dirigeants et son entraîneur (pour des raisons tactiques) laissaient volontiers planer l’ombre d’un départ, Svensson expliquait alors qu’il pourrait se laisser tenter par une dernière aventure exotique pour son compte en banque, sans gloire, ni sourire, juste avec une certaine forme de tristesse à l’idée de quitter son club de coeur. Svensson veut jouer encore une saison à Elfsborg, participer à la Coupe du Monde 2014 et conclure en beauté. Il le répète dès qu’un micro s’approche et les supporters d’Elfsborg sont avec lui.

Photo Anders Svensson Suède Sweden

Anders Svensson est encore, à 37 ans, le meilleur joueur de son équipe. Malgré la présence de jeunes très prometteurs ou de vétérans très bons (comme Ishizaki), le capitaine d’Elfsborg est le joueur le plus régulier et le plus décidé. Il n’a pas envie d’arrêter et n’est pas en pré-retraite. Il le démontre en Allsvenskan tous les week-end avec sa hargne caractéristique du milieu à tout faire : premier relanceur, récupérateur de ballons, Svensson est doué techniquement, oriente le jeu à merveille, possède une grosse frappe de balle (vidéo) et sa détermination lui permet de gagner de nombreux duels. Il n’a jamais été rapide et l’est de moins en moins, mais son expérience, son positionnement et sa justesse technique lui permettent de compenser ce gros défaut. Recruté par Elfsborg cet hiver pour jouer aux côtés de Svensson, le norvégien Henning Hauger peine à s’imposer et reste dans l’ombre de son capitaine.

Non titularisé en juin pour le match amical contre la Norvège, Svensson était entré en fin de match et avait régalé son public grâce à une frappe extraordinaire de 35 mètres (vidéo). Le milieu suédois a profité des méformes et absences de Rasmus Elm et Kim Källström pour les deux derniers matchs éliminatoires pour retrouver une place de titulaire. Il en a profité pour inscrire le but de la victoire suédoise en Irlande d’une frappe chirurgicale au ras du poteau (vidéo) et pour réaliser une bonne prestation au Kazakhstan, le jour de sa 144ème sélection.

C’est d’ailleurs en sélection que Svensson s’est fait une réputation. En effet, son passage à Southampton entre 2001 et 2005 a été bon, excellent au début, un peu moins sur la fin, car régulièrement sur le banc, mais il n’avait pas le jeu pour devenir une idole outre-Manche. Son président l’appréciait énormément et lui avait proposé une prolongation de contrat, malgré l’arrivée de Harry Redknapp qui avait déclaré ne pas trop compter sur le Suédois, mais Svensson avait préféré retrouver le club de ses débuts, Elfsborg, avec lequel il a remporté depuis deux titres de Champion d’Allsvenskan. Avec le maillot Blågult (bleu et jaune), Svensson a réussi ses meilleures performances lors de la Coupe du Monde 2002. Son superbe coup-franc (vidéo) avait renvoyé les Argentins à la maison, tandis qu’il avait été à deux doigts de marquer le but du tournoi en Huitièmes de finale contre le Sénégal (vidéo).

Malgré ses excellentes prestations avec la Suède, un passage réussi en Premier League et plusieurs titres à Elfsborg, Anders Svensson ne fait pas l’unanimité au royaume des trois couronnes. Il fait plutôt partie de la génération des discrets travailleurs (comme Henke Larsson) et a toujours été dans l’ombre des grands attaquants de ce pays. Et puis, avec l’émergence de la doublette Elm-Wernbloom (ils ont joué ensemble à Alkmaar et maintenant au CSKA Moscou), de nombreux supporters ont voulu voir cette jeune paire titulaire avec la sélection. Le seul problème, c’est que Svensson parvient toujours à tirer son épingle du jeu car il est – certes plus vieux et plus lent – mais surtout plus régulier, plus expérimenté, plus malin et plus déterminé. Il n’est pas si facile de se débarrasser d’Anders Svensson. Erik Hamren l’a appris à ses dépens, tandis qu’Elfsborg, avec ces deux nouveaux matchs plein de Svensson en sélection, devrait finalement lui prolonger son contrat après avoir parlé pendant des semaines d’un possible départ. La vérité du terrain parle toujours : Svensson est aujourd’hui encore indispensable à son club et à sa sélection. Son nouveau record devrait remonter sa cote de popularité et lui permettre d’être enfin considéré à sa juste valeur, comme l’un des plus grands joueurs que la Suède a produit.

Bonus : la vidéo du but élu « but du championnat suédois 1999 » d’Anders Svensson à Malmö. Il avait réédité ce geste quelques jours plus tard à l’entraînement, devant les caméras, pour montrer qu’il ne s’agissait pas d’un coup de chance. Ces deux scènes (et un autre but plus récent, au début de la vidéo) sont à voir ci-dessous.

Article sur le PSV Eindhoven en italien pour TMW

Papier écrit pour le portail italien TuttoMercatoWeb sur le PSV Eindhoven, adversaire de l’AC Milan en Ligue des Champions. Article en italien.

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Questo PSV non è più quello della fine degli anni ’70’ e ’80, quando la squadra vinceva due Coppe Europee e dominava il campionato olandese. Sicuramente, non è neanche più quello degli ultimi anni: una squadra bellissima, attraente, a volte splendida, ma sopratutto « perdente » con appena una Coppa nazionale e una Supercoppa dei Paesi Bassi negli ultimi sei anni. La colpa è a metà del PSV e a metà dell’Ajax, che ha saputo fare la sua rivoluzione più velocemente della squadra di Eindhoven. Ciò non vuole dire che il Milan stia per vivere una sfida semplice.

Alla fine dell’ultima stagione, Dick Advocaat se n’è andato senza alcun titolo e con la nomea di mercenario. Dopo quattro anni senza né Champions League né titoli, il tecnico olandese doveva vincere qualcosa di importante (l’Eredivisie) per interrompere l’egemonia dell’Ajax. Vice-campione di Olanda, con il « vice » che non dà un trofeo, il PSV di Advocaat ha fallito. Dopo questa delusione, i dirigenti olandesi hanno deciso di affidare la squadra a un tecnico meno esperto, più giovane, ma con le idee già chiare : Philip Cocu, che conosce bene la squadra di Eindhoven. Ha giocato 180 partite di Eredivisie con la maglia biancorossa, ha allenato le giovanili, ha fatto il vice-allenatore del PSV per tre anni e anche allenato la prima squadra negli due ultimi mesi della stagione 2011-2012 dopo l’esonero di Rutten (vincendo la Coppa nazionale).

L’arrivo di Cocu coincide con la volontà dei dirigenti di voltare una pagina della storia del PSV. I Biancorossi hanno visto che l’Ajax ha saputo vincere tre titoli consecutivi rinunciando alle grandi spese (l’epoca dei Sulejmani, Cvitanich…), puntando sui giovani del suo vivaio. Da lì, la strategia del PSV : puntare forte sui giovani, incassare molto dalle cessioni di star come Strootman, Lens, Mertens, Marcelo e Pieters (un tesoro di 43 milioni), prendere il tempo necessario per farlo e non essere troppo esigente il primo anno.

Da due anni il PSV deve infatti controllare le sue spese. Nel 2011, aveva dei grossi debiti e ha dovuto riorganizzarsi: il Comune di Eindhoven ha acquistato il terreno in cui sorgono lo stadio e il centro sportivo (costo 48 milioni) per poi affittarlo al club per 2,3 milioni l’anno. La Philips, il « main-sponsor », ha anche aiutato la sua squadra con un prestito di 20 milioni e altri sponsor si sono trovati coinvolti per oltre 10 milioni. Dopo questo aiuto finanziaria, il PSV ha dovuto ridurre le sue spese. Il club non ha acquistato grandi giocatori sul mercato : van Bommel è arrivato a parametro zero, Narsingh per 4 milioni, i giovani scandinavi Hiljemark e Zanka Jørgensen per 2 milioni a testa. Senza Champions League e i suoi introiti vitali il club ha anche dovuto vendere i suoi migliori giocatori: prima Labyad e Dzsudzsák, quindi quest’estate Strootman, Pieters, Lens, Marcelo e Mertens. Il tutto per ridurre l’elevato monte ingaggi e limare il più presto possibile i debiti.

Dopo la perdita dei giocatori esperti e di tutti questi talenti, il PSV si è organizzato attorno ai giovani. Oggi, il leader della squadra è Wijnaldum, che ha soltanto 22 anni ma già 180 partite di campionato. Poi ci sono il centrocampista Schaars (29) che fa il suo ritorno in Olanda e l’attaccante Tim Matavz (24), destinato a lasciare il PSV in caso di una bella offerta (magari della Lazio). Bisogna rendersi conto che sul campo di Den Haag, per la prima giornata della nuova stagione contro l’ADO, gli undici ragazzi titolari avevano un età media di 20,7 anni con tre attaccanti di meno di venti anni (Depay, Locadia, Bakkali). Durante la partita sono entrati anche Jozefzoon (22) e Hiljemark (21). Così, con l’entusiasmo dei giovani, il PSV è partito forte (0-3 alla fine del primo tempo) per poi crollare mentalmente e sfiorare il pareggio (2-3 il risultato finale). Questa partita dice cosa sarà la stagione del PSV con gli vantaggi e svantaggi di un gruppo cosi giovane : ci sarà l’entusiasmo dei giovani ma anche la loro inesperienza che rischia di essere un handicap per puntare allo scudetto, e insidiare l’Ajax.

Una settimana dopo, contro il NEC, gli undici titolari erano ancora più giovani con un età media di 20 anni e 5 mesi. Rendiamoci conto che la Primavera del PSV, per la partita contro l’Excelsior, era più vecchia che la prima squadra per la partita contro il NEC. Questa volta, il PSV ha fatto una partita perfetta con cinque gol alla squadra di Nimejgen e una magica tripletta del giovane Bakkali, pupillo di Cocu che l’allenatore olandese ha inserito nella squadra quest’estate. Per l’ex-giocatore del Barcellona, gioca chi è il più forte e l’età non c’entra.

La voglia matta di ringiovanire la squadra è stata presa questa stagione, dopo che un episodio convinse la dirigenza: la partenza del talento difensivo Riechedly Bazoer verso i rivali di Amsterdam. Il difensore aveva spiegato la sua decisione con l’impossibilità di giocare in futuro con il PSV perché la squadra di Eindhoven non puntava sui giovani. Tutto il contrario dell’Ajax e del suo progetto con le giovanili. Bazoer aveva lasciato il PSV per l’Ajax a parametro zero, perché era Under 16. E questo non è piaciuto né ai dirigenti, né ai tifosi. Ciò ha accelerato la decisione di dare spazio ai ragazzi del settore giovanile.

Il Milan troverà un PSV con il classico 4-3-3. Sulle ali, due ragazzini tecnici e veloci (Depay e Bakkali) che i difensori italiani non dovranno mai perdere di vista, a meno che Cocu non decida di puntare di Ji-Sung Park, l’ultimo arrivato per apportare un po’ d’esperienza a una squadra cosi giovane. Dietro, il PSV ha mostrato alcuni limiti contro l’ADO Den Haag, e questo potrebbe favorire il reparto offensivo talentuoso e prolifico del Milan. Guai a sprecare troppo in una sfida cosi importante per la squadra milanese, la prima con tanto stress dopo le amichevoli d’estate. Il centrocampo olandese è il settore più interessante : Schaars fa il lavoro sporco al centro per liberare Wijnaldum e Maher, i due interni, sulle fase di costruzione di gioco. Uno è veloce e ha anche giocato come ala destra (Wijnaldum) e l’altro può cambiare un’azione con un assist decisivo, dei passaggi precisi o un calcio di punizione. Il PSV ha un centrocampo forte « a tutto campo » con grande attività e reattività.

Il PSV di Cocu cercherà l’impresa contro un Milan con meno partite ufficiali nelle gambe. La squadra può contare sul talento del suo allenatore per provare a eliminare il Milan. Era vicinissimo a farlo nella semi-finale della Champions League 2005 : Cocu aveva segnato due gol ai Rossoneri ma il PSV era stata privato della finale su un gol di Ambrosini, di testa, al novantesimo minuto. E’ l’ora della rivincita.

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