Qui est Runar Alex Runarsson, le gardien islandais acheté par Dijon ?

Le DFCO tient son nouveau gardien. Après la très belle saison de Baptiste Reynet dans les buts du club dijonnais, ce dernier a émis le souhait de relever un nouveau challenge et quittera donc la Bourgogne cet été. « Baptiste Reynet a émis le souhait de trouver un nouveau projet, ce que je peux comprendre », a expliqué Olivier Delcourt, président de l’équipe dijonnaise. Pour relever le challenge, le club a fait signer le gardien islandais Rúnar Alex Rúnarsson en provenance du FC Nordsjaelland. Il a signé un contrat de quatre ans.

Âgé de 23 ans, Runarsson est un gardien complet qui a fait ses preuves dans le championnat danois depuis deux saisons. D’abord dans l’ombre de David Jensen, il a profité de son départ à Utrecht (Eredivisie) pour s’imposer dans les buts du club de Farum et écarter les autres concurrents, dont le Suédois Patrik Carlgren. Si les championnats nordiques restent assez éloignés de la couverture médiatique classique, le portier islandais s’est mis en évidence en novembre dernier après sa décision de rejoindre le projet Common Goal, l’initiative lancée par Juan Mata destinée à aider les populations en difficulté dans le monde, en reversant 1% de son salaire. Cette décision l’a rendu très populaire à la fois au Danemark mais aussi dans son pays natal.

Doté d’un gabarit « moyen » (1m86), Runarsson est assez loin des stéréotypes passés sur les gardiens nordiques. Dans le style, il peut être comparé à Karl-Johan Johnsson (Guingamp). Il va vite au sol, possède une bonne envergure et capte assez peu de ballons. Lors du match à Brøndby en avril dernier, il avait réalisé plusieurs parades de haut niveau malgré un score final en défaveur de son équipe, finalement défaite 3-1.

Gardien remplaçant de l’Islande à la Coupe du monde 2018, il a gardé les buts de son pays à trois reprises. Lors de sa dernière apparition comme titulaire, il avait vécu un match très compliqué face au Mexique, encaissant un but casquette sur un centre-tir de Layun qui l’avait lobé. Car c’est aussi l’une de ses caractéristiques, il anticipe beaucoup (centres, passes longues) et est parfois sans doute un peu trop « joueur ». Un détail qui ne semble pas faire peur à Olivier Dall’Oglio qui apprécie avoir un gardien en position de libéro quand son équipe a le ballon, afin de couper d’éventuels longs ballons dans le dos de sa défense. À l’aise balle au pied, il sera dans les standards exigés par le technicien bourguignon.

Fils de Rúnar Kristinsson, international aux 104 sélections, Runarsson a été formé au Knattspyrnufélag Reykjavíkur, le club le plus titré d’Islande. Il est désormais attendu qu’il franchisse un nouveau palier en rejoignant la Ligue 1, avant de prendre la place d’Hannes Halldorsson (34 ans) dans les buts islandais.

Les 30 meilleurs joueurs nordiques de l’histoire du foot

Ils ne sont pas tous blonds mais viennent des territoires des Vikings. De la Norvège à l’Islande, en passant par la Suède, le Danemark et la Finlande, de nombreux joueurs scandinaves et nordiques ont participé à l’écriture des plus belles pages de l’histoire du football.

Alors que pour la première fois en Coupe du monde, trois sélections nordiques sont qualifiées, l’excuse était toute trouvée pour se pencher sur le Top 30 des meilleurs joueurs nordiques de l’histoire, avant le début de l’édition russe 2018.

#30 – Tore Andre Flo

C’est à Chelsea que l’attaquant norvégien a connu le meilleur passage de sa carrière. Avec les Blues, le numéro 9 remporte une Coupe des coupes, une FA Cup et une League Cup. Auteur de 34 buts en trois saisons et demie de Premier League avec le club londonien, Tore Andre Flo n’était pas un grand buteur mais sa large panoplie, son jeu dos au but et ses facultés dans le jeu aérien correspondaient parfaitement au jeu anglais de l’époque. Avec sa sélection, il inscrit 23 buts en 76 sélections dont un contre le Brésil lors de la Coupe du monde 1998.

#29 – Patrik Andersson

La saison 2000-01 aura été sans aucun doute la meilleure du défenseur central suédois. Vainqueur de la Bundesliga et de la Ligue des champions avec le Bayern, Andersson a également été élu dans l’équipe-type UEFA de l’année, en compagnie de Sami Hyppiä avec qui il formait la charnière de cette équipe, devançant ainsi Ayala et Pellegrino (Valence), Samuel (Roma), Nesta (Lazio) et Ferdinand (Leeds). Vainqueur du Guldbollen 2001, le Ballon d’or suédois, Patrik Andersson a profité de sa bonne saison pour rejoindre le FC Barcelone. Ses meilleures années derrière lui, notamment à Mönchengladbach, le rugueux défenseur scandinave a achevé sa carrière chez lui à Malmö. Il a disputé deux fois la Coupe du monde (1994 et 2002) ainsi que l’Euro à deux reprises (1992 et 2000), finissant sa carrière internationale avec 96 sélections.

#28 – John Arne Riise

Sa lourde frappe du pied gauche est dans les mémoires de tous les amateurs de foot. Avec sa soixantaine de buts inscrits, le latéral gauche norvégien a fait trembler les filets en France, Angleterre et Italie avant de tenter une aventure à Chypre, une autre en Inde et finir sa carrière à domicile dans le club qui l’avait révélé, Aalesund. Vainqueur de la Ligue des champions en 2005 avec Liverpool, John Arne Riise était un latéral moderne, très offensif et proposant sans cesse une solution au porteur du ballon dans son couloir. Élu footballeur norvégien de l’année 2006, il est le joueur le plus capé de son pays avec 110 sélections entre 2000 et 2013.

#27 – Martin Dahlin

Comme Patrik Andersson, Dahlin a d’abord fait les beaux jours de Malmö et du Borussia Mönchengladbach avant de se distinguer avec la sélection. Titulaire indiscutable au sein de l’attaque suédoise lors de la Coupe du monde 1994 – terminée à la 3e place – l’attaquant a inscrit quatre buts lors de cette édition américaine. Un an auparavant, il avait été élu meilleur joueur suédois grâce à ses performances avec Gladbach, où il a inscrit plus de dix buts lors de chacune de ses quatre saisons pleines dans la Ruhr. Très adroit dans le jeu aérien et efficace devant le but, il a approché un ratio d’un but tous les deux matches avec la sélection (29 buts en 60 rencontres).

#26 – Bo Larsson

Ce membre du Hall of Fame du football suédois a débuté sa carrière à 17 ans avec le club de Malmö où il a passé l’essentiel de sa carrière, entrecoupée de quatre saisons à Stuttgart. Premier joueur à remporter deux fois le trophée de meilleur joueur suédois de l’année (1965, 1973), Bo Larsson a brillé au poste de milieu de terrain axial, dans un rôle de milieu box-to-box. Il a également participé à trois éditions consécutives de la Coupe du monde (1970, 1974 et 1978) et a porté le maillot de la sélection à 70 reprises. Il a remporté à six reprises le championnat national.

#25 – John Sivebæk

Sivebæk est bien connu des amateurs du championnat de France puisqu’il a disputé cinq saisons dans l’Hexagone, d’abord à Saint-Etienne puis à Monaco. Le défenseur danois a disputé la Coupe du monde 1986, l’Euro 88 et celui de 1992, à domicile, qu’il a remporté avec le Danemark à la surprise générale. Défenseur infatigable et rugueux, Sivebæk a également évolué à Manchester United et Pescara. Il remporte également le titre de champion avec Vejle en 1984, le dernier du club. Il affiche 87 rencontres disputées avec sa sélection, le 10e meilleur total.

#24 – Gunnar Gren

Ce brillant milieu offensif a fait rêver les supporters de l’AC Milan dans les années 40 au sein d’un trio 100% suédois alors appelé Gre-No-Li pour Gren, Nordahl et Liedholm. Aujourd’hui membre du Hall of Fame du club lombard, Gunnar Gren a laissé le souvenir d’un joueur offensif altruiste, titulaire de la fameuse équipe suédoise qui s’est hissée jusqu’en finale de la Coupe du monde 1958, terminant même dans l’équipe-type de la compétition – le seul suédois à avoir reçu cet honneur. Il remporte également le titre de meilleur joueur suédois de l’année 1946.

#23 – Jon Dahl Tomasson

Co-meilleur buteur de la sélection danoise avec 52 réalisations, troisième joueur de son pays le plus capé (112), Jon Dahl Tomasson a représenté son pays de 1997 à 2010, inscrivant même 8 buts en 13 matches de plusieurs phases finales de grandes compétitions (Coupe du monde et Euro). Auteur de 4 buts lors du Mondial 2002, il est élu joueur danois de l’année dans la foulée, avant de récidiver en 2004 après un bon Euro, lui permettant d’être élu dans l’équipe du tournoi. En club, Jon Dahl Tomasson remporte notamment une Coupe de l’UEFA avec Feyenoord et une Ligue des champions avec l’AC Milan. C’est avec le club de Rotterdam que cet attaquant complet a réalisé ses plus belles années.

#22 – Gylfi Sigurdsson

Ses six titres consécutifs de joueur islandais de l’année (2012-2017) témoignent de l’importance du milieu de terrain offensif pour son pays. Dépositaire du jeu de sa sélection, formidable numéro 10 à la technique aiguisée, décisif dans les moments importants, il a grandement participé à la qualification de l’Islande pour l’Euro 2016 (six buts en éliminatoires) et pour la Coupe du monde 2018 (quatre buts en qualifications). Avec déjà 19 buts en 56 sélections, il est le troisième meilleur buteur de l’histoire du pays nordique, à seulement 28 ans. S’il n’a jamais évolué dans un grand club, il a été élu joueur de l’année à Reading, Hoffenheim et Swansea, symbole de ses qualités et de son influence partout où il est passé.

#21 – Pauli Jørgensen

Il est l’un des joueurs les plus populaires au Danemark et ce n’est pas rien de se glisser parmi les joueurs ayant gagné l’Euro 1992 et ceux de l’Histoire moderne. Joueur amateur, l’attaquant s’est distingué sous le maillot du Boldklubben Frem, un club de Copenhague, avec qui il a remporté quatre titres de champion et affiche un taux d’efficacité impressionnant avec 287 réalisations en 297 rencontres. En sélection, il inscrit 47 buts en 44 matches, ce qui en fait toujours le 3e meilleur buteur de la sélection.

#20 – Olof Mellberg

De Stockholm à Copenhague, en passant par Santander, Aston Villa, la Juve, l’Olympiakos et Villarreal, tous ses coéquipiers ont décrit Mellberg comme un leader né et particulièrement rude sur l’homme. Capitaine de la sélection suédoise, il avait été élu dans les 23 meilleurs joueurs de l’Euro 2004. Il a disputé à trois reprises l’Euro (2004, 2008, 2012) et a participé à deux éditions de la Coupe du monde (2002, 2006). Avec 117 sélections, il est le 5e suédois le plus capé de l’histoire.

#19 – Thomas Ravelli

Septième du Ballon d’or 1994, le gardien d’Öster puis de l’IFK Göteborg s’est surtout fait connaître du grand public pour sa Coupe du monde 1994 très réussie. Avec la Suède, il termine sur la troisième marche du podium et ses coéquipiers lui doivent en grande partie leur qualification en demi-finale. Face à la Roumanie en quarts, il arrête notamment deux tirs au but décisifs. Avec sa longévité exceptionnelle (il termine sa carrière à 40 ans), il dispute plus de 600 matches, remporte 9 titres en Allsvenskan (championnat suédois) et participe à de belles épopées en Ligue des champions avec l’IFK.

#18 – Eidur Gudjohnsen

Sa carrière en sélection a duré 20 ans, entre 1996 et 2016. Meilleur buteur de l’histoire de l’Islande avec 26 réalisations, il est aussi le 3e joueur le plus capé de son pays (88 matches). En club, c’est à Bolton, Chelsea et le Barça que l’attaquant islandais s’est le plus distingué, alternant parfois avec un poste plus reculé au milieu de terrain, misant ainsi plus sur ses qualités techniques et sa vision du jeu que sur son efficacité parfois déficiente. Tout au long de sa carrière, il remporte deux fois la Premier League avec les Blues ainsi qu’une Liga et une Ligue des champions avec les Catalans.

#17 – Brian Laudrup

S’il n’a pas la réputation de son frère Michael, Brian Laudrup a néanmoins réussi une très belle carrière. Vainqueur de l’Euro 1992 avec le Danemark, élu dans l’équipe-type du tournoi et 6e du Ballon d’Or la même année, l’attaquant danois a connu la plus belle épopée de sa sélection. Inscrit dans le Hall of Fame danois, également vainqueur de la Coupe des Confédérations 1995 et nommé dans les meilleurs joueurs de la Coupe du monde 1998, l’ailier a inscrit 21 buts en 82 sélections. En club, il devient une légende des Glasgow Rangers après ses quatre années passées en Écosse et réalise également deux belles saisons au Bayern Munich (1990-91) et à la Fiorentina (1992-93). Il a par ailleurs été élu à quatre reprises joueur danois de l’année.

#16 – Kurt Hamrin

Il n’est sans doute pas le Suédois le plus connu de cette liste mais cet attaquant des années 50, 60 et 70 a réalisé une très belle carrière, notamment lors de ses quinze années passées en Italie. Inscrit au Hall of Fame de la Fiorentina, meilleur buteur de l’histoire du club toscan devant Batistuta (208 buts) et vainqueur de deux éditions de la Coupe des Coupes (dont une avec l’AC Milan), Hamrin a été l’un des meilleurs ailiers de l’époque. Titulaire indiscutable de la grande équipe de Suède finaliste de la Coupe du monde 1958, il a inscrit quatre buts lors de cette édition, dont un en quart de finale contre l’URSS et un autre en demi-finale contre l’Allemagne de l’Ouest.

#15 – Preben Elkjær Larsen

Il restera dans l’histoire du football italien, comme tous ses coéquipiers de l’Hellas Vérone, pour le scudetto conquis à la surprise générale lors de la saison 1984-1985. Il n’était certes pas le plus grand et le plus prolifique des attaquants, mais son travail de sape et son esprit collectif étaient reconnus de tous. Grâce à cette performance plus qu’inattendue et à un bon Euro en France (2 buts, demi-finaliste), il termine d’abord 3e en 1984 puis 2e en 1985 du Ballon d’Or. Il inscrit également 4 buts lors de la Coupe du monde 1986, portant son total à 38 buts en 69 sélections.

#14 – Ole Gunnar Solskjær

À défaut d’avoir été un titulaire régulier avec Manchester United, le supersub norvégien s’appuyait sur ses qualités de buteur, dévorant les espaces en fin de match avec un positionnement clinique, afin de se mettre en évidence. Il a avoué qu’il profitait des minutes passées sur le banc pour analyser le jeu des défenseurs adverses et les faire déjouer quand il entrait ensuite sur le terrain. Il reste dans l’imaginaire collectif comme le héros de la finale de la Ligue des champions 1999 avec un but vainqueur inscrit à la 93e minute face au Bayern Munich. Avec Man United, il remporte également six fois la Premier League et diverses coupes, lui permettant également d’être élu football norvégien de l’année en 1996.

#13 – Fredrik Ljungberg

Si sa fin de carrière l’a emmené aux USA, en Ecosse, au Japon et en Inde, Fredrik Ljungberg est surtout reconnu pour son superbe passage à Arsenal, au cœur de la plus belle période de l’histoire des Gunners. Titulaire indiscutable à Londres, ailier déroutant grâce à ses facultés techniques et un bon sens du but, le Suédois a d’abord été élu joueur de l’année en Premier League (2001-2002) avant de participer activement à la saison des Invincibles (2003-2004). Outre ses deux titres dans le championnat anglais et ses 3 éditions de la Cup remportées, Ljungberg a été un membre très important de la sélection dans les années 2000. Au cours de ses 75 sélections, il marque un but lors de l’Euro 2004 et un autre lors de la Coupe du monde 2006, le but de la victoire face au Paraguay. Il remporte également deux Ballons d’or suédois en 2002 et 2006.

#12 – Søren Lerby

Le milieu danois était l’un des meilleurs d’Europe. Avec l’Ajax où il arrive à l’âge de 17 ans, il remporte à cinq reprises le championnat néerlandais dont deux avec le brassard de capitaine au bras. Il est demi-finaliste de la C1 en 1979-1980 et remporte le titre de meilleur buteur de cette édition avec 10 réalisations. Au Bayern, il est si indispensable à l’équipe qu’il joue deux matches le même jour, d’abord dans l’après-midi avec le Danemark face à l’Irlande, puis en soirée avec le club bavarois où il entre en jeu à la mi-temps. Il dispute l’Euro 84, la Coupe du monde 1986 et l’Euro 88, honorant à 67 reprises sa sélection, inscrivant également 10 buts. Cerise sur le gâteau, il termine sa carrière au PSV et en profite pour remporter la Coupe d’Europe des clubs champions en 1988.

#11 – Tomas Brolin

Sa carrière écourtée à cause d’une grave blessure contractée à seulement 25 ans – lui ayant gâché ses six dernières années de footballeur – ne l’empêche pas de terminer au pied du Top 10. Milieu offensif polyvalent ou second attaquant très technique, créatif, mobile et vif, Tomas Brolin a régalé les amateurs de football italien lors de son passage à Parme dans les années 90 avec qui il remporte une C2 et une C3. Avec la sélection, il est le leader technique lors de l’Euro 1992, qu’il terminé comme co-meilleur buteur, et lors de la Coupe du monde 1994, achevée à une prometteuse troisième place. France Football l’a d’ailleurs récompensé d’une belle 4e place au Ballon d’or 1994, tandis qu’il remporte en parallèle son deuxième titre de joueur suédois de l’année.

#10 – Sami Hyppiä

Il a été l’un des chouchous de l’exigeant public d’Anfield tout au long de ses dix années passées avec le maillot de Liverpool. Remarquable d’exigence, de détermination et de professionnalisme, le défenseur central finlandais a dirigé la défense des Reds pendant une décennie avant de terminer sa carrière à Leverkusen. Redoutable dans les duels, Hyppiä a en plus su faire profiter ses coéquipiers de son bon sens tactique avec une intelligence de jeu impressionnante. Vainqueur d’une Coupe de l’UEFA et d’une Ligue des champions, il a remporté à neuf reprises le titre de joueur finlandais de l’année et a été élu dans l’équipe-type de l’UEFA pour l’année 2001. Il est le second joueur le plus capé de son pays avec 105 sélections, à égalité avec Jonatan Johansson.

#9 – Nils Liedholm

Capitaine de l’équipe suédoise finaliste de la Coupe du monde 1958, Nils Liedholm a réussi une belle carrière de joueur et une autre aussi fructueuse d’entraîneur par la suite. Au sein du trio Gre-no-Li de l’AC Milan, il remporte quatre scudetti, ce qui lui permet de devenir des années plus tard membre du Hall of Fame du club lombard, avec qui il dispute plus de 350 matches. Milieu offensif réputé pour sa vision du jeu et ses qualités techniques, il était également capable de marquer (près de 150 buts dans sa carrière).

#8 – Frank Arnesen

Comme Søren Lerby, c’est avec le maillot de l’Ajax qu’il se distingue à la fin des années 70. Milieu de terrain classe et technique, à la fois buteur et doté d’une bonne vision du jeu, Frank Arnesen remporte à trois reprises l’Eredivisie dans une équipe d’Amsterdam qui marche sur l’eau. Après des passages à Anderlecht et Valence, il signe – comme Lerby – au PSV avec qui il remporte lui aussi la Coupe d’Europe des clubs champions (C1) en 1988, en plus de trois autres éditions du championnat des Pays-Bas. Son Euro 1984 réussi (3 buts) lui permet d’être élu dans l’équipe-type du tournoi et d’entrer dans le Hall of Fame de son pays.

#7 – Gunnar Nordahl

Une machine à marquer. Le meilleur numéro 9 que la Suède a sans doute connu dans toute son histoire. Gunnar Nordahl a affiché des statistiques indécentes durant toute sa carrière : 217 buts en 213 matches dans son pays, 225 en 291 rencontres en Italie. Il est aujourd’hui le troisième meilleur buteur de l’histoire du championnat italien (225) derrière Piola (274) et Totti (250) et a terminé à cinq reprises meilleur buteur de Serie A. Devenu le premier joueur suédois professionnel avec son transfert à l’AC Milan en 1949, il marque également 43 buts en 33 matches avec la sélection, mais sa décision de rejoindre l’Italie lui interdit de poursuivre avec la sélection scandinave pour des questions de règlement. Membre du Hall of Fame de l’AC Milan, il a également remporté le titre de footballeur suédois de l’année 1947.

#6 – Jari Litmanen

Comme numéro 10 ou comme second attaquant, Jari Litmanen a affiché deux constantes tout au long de sa carrière, celle d’un joueur très élégant et une autre, pas incompatible, de redoutable buteur. Doté d’une technique très fine, créateur à la vision du jeu sublimée, plaque tournante de l’une des plus belles périodes de l’Ajax, le Finlandais a régalé les amateurs du « beau ». À Amsterdam, il remporte cinq titres de champion des Pays-Bas ainsi que la Ligue des champions 1995, et parvient même à terminer meilleur buteur de la saison d’Eredivisie 1993-94 (26 buts) mais aussi de la C1 1995-96 (9 buts). À Barcelone puis à Liverpool, des blessures récurrentes l’empêchent de s’imposer et amorcent la fin d’une carrière compliquée, avant un retour réussi en Finlande à l’âge de 37 ans. Il est par ailleurs non seulement le joueur le plus capé (137 matches) mais aussi le meilleur buteur (32 réalisations) de la Finlande, avec qui il n’a pas disputé la moindre phase finale d’une grande compétition.

#5 – Henrik Larsson

Dieu vivant à Glasgow, Henrik Larsson a su se faire adopter par tous les clubs où il est passé grâce à son caractère consensuel et sa détermination sans faille. Avec le Celtic, il inscrit 174 buts en 221 rencontres, lui permettant de s’ouvrir les portes d’un transfert au FC Barcelone où il rend de nombreux services. Tandis qu’il rentre au pays, dans son club de cœur Helsingborg en 2006, son niveau de jeu élevé lui permet de dépanner durant quelques semaines à Manchester United courant 2007 lors de la trêve hivernale en Suède. 10e joueur le plus capé de son pays avec 106 sélections, il dispute trois éditions de la Coupe du monde où il marque à chaque fois au moins un but (1 en 1994, 3 en 2002 et 1 en 2006). Il remporte en 2001 le Soulier d’or européen avec ses 35 buts en Ecosse mais aussi le Ballon d’or suédois en 1998 et 2004. Il est élu dans les 23 meilleurs joueurs de l’Euro 2004 et détient toujours le record du nombre de buts en Coupe de l’UEFA / Europa League avec 40 réalisations. Un vrai buteur, complet, aussi à l’aise dans la recherche de la profondeur que dans une position de renard des surfaces à la retombée du moindre ballon à sa portée.

#4 – Allan Simonsen

Meilleur buteur de la C1 en 1978 et de la C3 en 1979 avec le Borussia Mönchengladbach, Allan Simonsen remporte trois coupes d’Europe dans sa carrière : deux C3 avec Gladbach et une C2 avec le Barça. Attaquant racé, redoutable devant le but, il est élu Ballon d’or 1977 devant Keegan et Platini, avant de se classer 3e en 1983 de cette même récompense. Simonsen pouvait jouer sur les deux ailes grâce à son habileté technique avec les deux pieds et martyrisait les défenses avec des séquences fréquentes de dribbles et d’accélérations, le rendant insaisissable. Avec sa sélection, il marque 20 buts en 55 sélections et est élu dans le Hall of Fame danois.

#3 – Peter Schmeichel

Ce n’est pas la statistique la plus pertinente pour un gardien mais elle détonne. Peter Schmeichel a inscrit dix buts dans sa carrière et pas uniquement sur penalty. Si son gabarit lui permet de peser dans les surfaces adverses et donc de marquer quelques fois, il lui sert surtout à faire de ses propres cages un lieu impénétrable. Dynamique et agile malgré son physique impressionnant, il est considéré comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire, notamment dans les face-à-face qu’il domine à la manière d’un gardien de handball en amplifiant au maximum la surface de son corps. Vainqueur de l’Euro 1992 avec le Danemark, il est élu à trois reprises gardien UEFA de l’année mais aussi joueur de Premier League de la saison 1995-96 et joueur danois de l’année en 1990, 1993 et 1999. Membre le plus capé du Danemark avec 129 sélections, il a remporté de nombreux titres avec Manchester United, Brøndby et le Sporting dont la Ligue des champions 1998-1999.

#2 – Zlatan Ibrahimovic

On pourrait utiliser des dizaines de superlatifs sur son palmarès impressionnant. Avec quatre titres de champion de Ligue 1, quatre autres de Serie A et un de Liga, diverses coupes et supercoupes et l’Europa League 2016-2017, il possède le plus beau palmarès du football suédois. Placé à six reprises dans le top 10 du Ballon d’or, il a remporté onze fois le Guldbollen suédois et a figuré à de nombreuses reprises dans les diverses équipes-type partout où il est passé. Mais Zlatan Ibrahimovic, c’est aussi et surtout un caractère, un charisme impressionnant, un leader respecté dans les nombreux vestiaires qu’il a côtoyés, un formidable buteur et un show man. Auteur de buts très spectaculaires, du talon, sur des volées et des retournés ou grâce à des frappes de plus de 30 mètres, Ibrahimovic a attiré les louanges, mais aussi parfois les critiques pour ses échecs répétés en Ligue des champions. Avec 62 réalisations, il est le meilleur buteur de l’histoire de la Suède, a participé à quatre éditions consécutives de l’Euro (2004, 2008, 2012 et 2016) ainsi qu’à deux Coupes du monde (2002, 2006) et a porté le brassard de capitaine.

#1 – Michael Laudrup

Il est sans doute le joueur nordique qui allie le mieux la faculté à gagner des trophées, l’influence laissée lors de ses passages dans les clubs et la classe naturelle sur le terrain. Membre de la Dream Team de Johan Cruyff au Barça, il remporte quatre éditions consécutives de la Liga entre 1991 et 1994 et la Coupe d’Europe des clubs champions (C1) en 1992. Numéro 10 ou second attaquant, Michael Laudrup était le dépositaire du jeu des clubs dans lesquels il est passé. Vision du jeu, habileté technique, science du placement (toujours être démarqué) et du dribble, le Danois présentait des qualités dignes des meilleurs joueurs de la planète. Élu joueur danois de la saison en 1982 et 1985, il marque 37 buts en 104 sélections et termine sa carrière internationale lors de la Coupe du monde 1998 où il est élu dans l’équipe-type du tournoi. Si Romario (Barça) et Raul (Real) affirment qu’il est le meilleur joueur avec lequel ils aient joué, c’est dire s’il a marqué le monde du football par ses buts, ses passes au millimètre et ses actions de grande classe.

Neymar, Mbappé et les 100 plus gros transferts de l’histoire du foot

Le football demeure dans sa bulle financière et aligne des transferts de plus en plus chers chaque année. Les montants onéreux défilent de manière régulière et la saison 2017-2018 a été celle de tous les records.

Neymar est devenu le joueur le plus cher de l’Histoire en quittant le Barça pour le PSG et en se libérant de sa clause libératoire contre un chèque de 222M€ lors de l’été 2017. Le Paris Saint-Germain a également fait signer Kylian Mbappé contre un montant de 145M€ auxquels peuvent s’ajouter 35 autres millions sous la forme de divers bonus.

Lors du mercato hivernal 2017, le FC Barcelone a frappé un grand coup en faisant signer Philippe Coutinho pour 120M€ (et jusqu’à 40M€ de bonus), renforçant son secteur offensif déjà bien armé, notamment avec l’arrivée six mois plus tôt d’Ousmane Dembélé contre 105M€ (+ 45M€ de bonus) en provenance de Dortmund.

C’est un autre français, le troisième, qui complète le TOP 5 des joueurs les plus chers de l’Histoire. Paul Pogba, transféré de la Juventus à Manchester United en 2016 contre 105 millions d’euros.

Découvrez ci-dessous la liste des 100 plus gros transferts de l’Histoire du football.

Joueur Clubs Année Montant
1 Neymar Barcelona – PSG 2017 €222m
2 Kylian Mbappe Monaco – PSG 2017 €145m (+€35m)
3 Philippe Coutinho Liverpool – Barcelona 2018 €120m (+€40m)
4 Ousmane Dembele Borussia Dortmund – Barcelona 2017 €105m (+€45)
5 Paul Pogba Juventus – Manchester United 2016 €105m
6 Gareth Bale Tottenham – Real Madrid 2013 €100.8m
7 Cristiano Ronaldo Manchester United – Real Madrid 2009 €94m
8 Gonzalo Higuain Napoli – Juventus 2016 €90m
9 Neymar Santos – Barcelona 2013 €86.2m
10 Romelu Lukaku Everton – Manchester United 2017 €84.8m
11 Virgil van Dijk Southampton – Liverpol 2018 €84.5m
12 Luis Suarez Liverpool – Barcelona 2014 €82.3m
13 James Rodriguez Monaco – Real Madrid 2014 €80m
14 Alvaro Morata Real Madrid – Chelsea 2017 €78.9m
15 Zinedine Zidane Juventus – Real Madrid 2001 €77.5m
16 Kevin De Bruyne Wolfsburg – Manchester City 2015 €75m
17 Angel Di Maria Real Madrid – Manchester United 2014 €74.6m
18 Zlatan Ibrahimovic Inter – Barcelona 2009 €69.5m
19 Raheem Sterling Liverpool – Manchester City 2015 €69.1m
20 Diego Costa Chelsea – Atletico Madrid 2018 €66m
=21 Kaka AC Milan – Real Madrid 2009 €65m
=21 Aymeric Laporte Athletic Bilbao – Manchester City 2018 €65m
23 Edinson Cavani Napoli – PSG 2013 €64.5m
24 Pierre-Emerick Aubameyang Borussia Dortmund – Arsenal 2018 €63.75m
25 David Luiz Chelsea – PSG 2014 €62.5m
26 Angel Di Maria Manchester United – PSG 2015 €61.6m
27 Oscar Chelsea – Shanghai SIPG 2017 €60.3m
28 Luis Figo Barcelona – Real Madri 2000 €60m
29 Fernando Torres Liverpool – Chelsea 2011 €59m
30 Hulk Zenit – Shanghai SIPG 2016 €58.6m
31 Benjamin Mendy Monaco – Manchester City 2017 €58.2m
32 John Stones Everton – Manchester City 2016 €58m
33 Kyle Walker Tottenham – Manchester City 2017 €56.7m
34 Hernan Crespo Parme – Lazio 2000 €55m
35 Alexandre Lacazette Lyon – Arsenal 2017 €53m (+€7m)
36 Gianluigi Buffon Parme – Juventus 2001 €52m
37 Eliaquim Mangala Porto – Manchester City 2014 €51.7m
=38 Alex Teixera Shakhtar Donetsk – Jiangsu Suning 2016 €50m
=38 Bernardo Silva Monaco – Manchester City 2017 €50m
40 Anthony Martial Monaco – Manchester United 2015 €49.3m (+30M€)
41 Gylfi Sigurdsson Swansea City – Everton 2017 €49.2m
42 Christian Vieri Lazio – Inter 1999 €49m
43 Gaizka Mendieta Valence – Lazio 2001 €48m
44 Mesut Ozil Real Madrid – Arsenal 2013 €47m
=45 Juan Sebastian Veron Lazio – Manchester United 2001 €46m
=45 Rio Ferdinand Leeds United – Manchester United 2002 €46m
=45 Ronaldo Inter – Real Madrid 2002 €46m
=45 Juan Mata Chelsea – Manchester United 2014 €46m
=45 Douglas Costa Bayern Munich – Juventus 2017 €46m
50 Christian Benteke Aston Villa – Liverpool 2015 €45.8m
=51 James Rodriguez Porto – Monaco 2013 €45m
=51 Joao Mario Sporting Lisbonne – Inter 2016 €45m
=51 Granit Xhaka Borussia Monchengladbach – Arsenal 2016 €45m
=51 Tiemoue Bakayoko Monaco – Chelsea 2017 €45m
=51 Vinicius Junior Flamengo – Real Madrid 2018 €45m
56 Nemanja Matic Chelsea – Manchester United 2017 €44.7m
57 Leroy Sane Schalke – Manchester City 2016 €44m
58 Andriy Schevchenko AC Milan – Chelsea 2006 €43.9m
=59 Robinho Real Madrid – Manchester City 2008 €43m
=59 Radamel Falcao Atletico Madrid – Monaco 2013 €43m
61 Alexis Sanchez Barcelona – Arsenal 2014 €42.5m
=62 Rui Costa Fiorentina 2001 €42m
=62 Javier Pastore Palerme – PSG 2011 €42m
=62 Thiago Silva AC Milan – PSG 2012 €42m
=62 Jackson Martinez Atletico Madrid – Guangzhou Evergrande 2016 €42m
=62 Henrikh Mkhitaryan Borussia Dortmund – Manchester United 2016 €42m
=62 Mohamed Salah Roma – Liverpool 2017 €42m
=62 Leonardo Bonucci Juventus – AC Milan 2017 €42m
=69 Lilian Thuram Parme – Juventus 2001 €41.5m
=69 Corentin Tolisso Lyon – Bayern Munich 2017 €41.5m
71 Andy Carroll Newcastle United – Liverpool 2011 €41.3m
=72 Pavel Nedved Lazio – Juventus 2001 €41.2m
=72 Shkodran Mustafi Valence – Arsenal 2016 €41.2m
=72 Sadio Mane Southampton – Liverpool 2016 €41.2m
=75 Marc Overmars Arsenal – Barcelona 2000 €41m
=75 Roberto Firmino Hoffenheim – Liverpool 2015 €41m
=77 David Villa Valence – Barcelona 2010 €40m
=77 Sergio Aguero Atletico Madrid – Manchester City 2011 €40m
=77 Radamel Falcao Porto – Atletico Madrid 2011 €40m
=77 Hulk Porto – Zenit 2012 €40m
=77 Eden Hazard Lille – Chelsea 2012 €40m
=77 Javi Martinez Athletic Bilbao – Bayern Munich 2012 €40m
=77 Axel Witsel Benfica – Zenit 2012 €40m
=77 Fernandinho Shakhtar Donetsk – Manchester City 2013 €40m
=77 Federico Bernardeschi Fiorentina – Juventus 2017 €40m
=77 Paulinho Guangzhou Evergrande – Barcelona 2017 €40m
=77 Ederson Benfica – Manchester City 2017 €40m
88 David Luiz PSG – Chelsea 2016 €39.6m
89 Didier Drogba Marseille – Chelsea 2004 €39.5m
=90 Michy Batshuayi Marseille – Chelsea 2016 €39m
=90 Antonio Rudiger Roma – Chelsa 2017 €39m
=92 Michael Essien Lyon – Chelsea 2005 €38m
=92 Fernando Torres Atletico Madrid – Liverpool 2007 €38m
=92 Dimitar Berbatov Tottenham – Manchester United 2008 €38m
=92 Gonzalo Higuain Real Madrid – Napoli 2013 €38m
=92 Diego Costa Atletico Madrid – Chelsea 2014 €38m
=92 Eric Bailly Villarreal – Manchester United 2016 €38m
=92 Mats Hummels Borussia Dortmund – Bayern Munich 2016 €38m
=92 Andre Silva Porto – AC Milan 2017 €38m
=92 Alex Oxlade-Chamberlain Arsenal – Liverpool 2017 €38m

Kylian Mbappé est le joueur français le plus cher de l’Histoire avec son transfert à hauteur de 145M€ au PSG (plus 35M€ de bonus). Il devance Ousmane Dembélé et Paul Pogba à tous deux 105M€. Le Barça pourrait dépenser jusqu’à 40M€ de bonus supplémentaires et Manchester United cinq millions d’euros.

Zinedine Zidane, en passant de la Juventus au Real Madrid arrive au pied du podium (75M€), juste devant Aymeric Laporte, passé de Bilbao à Manchester City lors du mercato hivernal 2018 contre un chèque de 65M€.

Viennent ensuite Benjamin Mendy (58M€), Alexandre Lacazette et Eliaquim Mangala (tous deux 53M€). Anthony Martial a quant à lui coûté 50 millions d’euros à Manchester United, alors que 20 des 30 millions d’euros de bonus ont déjà été réglés car les clauses ont été atteintes. Enfin, le top 10 est complété par Tiémoué Bakayoko, ayant coûté 45 millions d’euros aux Blues de Chelsea.

 

Expected goals : définition, explications et exemples de cette statistique dans le foot

Les joueurs les adorent quand elles leurs sont favorables et les détestent lorsqu’ils sont en difficulté. Certains consultants aiment s’appuyer sur la froideur mathématique pour confirmer ou infirmer leurs impressions visuelles quand d’autres abhorrent la donnée brute. En réalité, les statistiques ne laissent personne indifférent. Elles ont inondé les clubs et les médias et les fournisseurs de données doivent sans cesse innover pour nourrir les « datavores ». Parmi les dernières nouveautés, les « expected goals ».

Souvent réduite en xG, cette statistique permet de mesurer la qualité d’une occasion de but. Comment ? En se basant sur un historique de plusieurs centaines de milliers de tirs et en multipliant les facteurs d’analyse : le but a-t-il été marqué de la tête ou du pied ? À quelle distance se situe le joueur au moment de la frappe ? Quel était l’angle de tir ? Autant d’éléments qui permettent de quantifier la probabilité qu’a un joueur de marquer un but. Les expected goals permettent de déterminer le pourcentage de chances qu’une occasion se termine en but et donc de vérifier les élocutions de type « il aurait dû marquer » et le non moins saillant « c’était plus dur de la mettre à côté que dedans ».

Voici quatre exemples de buts marqués, quatre situations avec leur valeur dite xG, allant de 0 à 1 et qui signifie que telle occasion à entre 0 et 100% de chances de finir par un but. Les statistiques ont été fournies par Opta.

> Exemple de but en Ligue 1 reprenant cette situation : Ivan Santini contre Lille.

> Exemple de but reprenant cette situation : Florenzi contre le Barça.

> Exemple de but en Ligue 1 reprenant cette situation : Malcom contre Lyon.

L’addition des données des expected goals permet également de déterminer les performances d’un joueur sur une période précise. Ainsi, depuis le début de la saison, il est aisé de voir les attaquants qui dépassent les attentes et ceux qui, à l’inverse, sous-performent. Nabil Fekir a inscrit 10 buts (penalties exclus), c’est le double de buts qu’un joueur moyen aurait mis (avec des xG de 4.83). Autrement dit, il a marqué plusieurs buts dits « difficiles » où la probabiité de scorer était assez faible, en témoigne notamment son but contre Bordeaux d’un lob de plus de 50 mètres. Falcao et Cavani possèdent également une valeur d’expected goals très positive. L’attaquant parisien ne rate donc pas autant d’occasions que ses détracteurs le laissent entendre.

Avec deux buts marqués chacun, Alassane Pléa et Adama Niane sont eux dans le dur. En effet, leurs xG affichent plus du double (4,51 pour le Niçois et 4.05 pour le Troyen), symbole d’un nombre assez conséquent d’occasions ratées. Kylian Mbappé et Florian Thauvin sont dans les standards de leurs expected goals avec 5 buts pour le Marseillais (xG : 5.43) et 4 réalisations pour le Parisien (xG : 4.83).

S’ils n’ont pas valeur de vérité absolue, les expected goals viennent s’ajouter à l’arsenal de statistiques dont disposent aujourd’hui les joueurs, entraineurs, journalistes et, par ricochet, les supporters. S’ils affichent encore des limites, ces xG sont amenés à se développer. Après les buts marqués, on pourra se pencher sur ceux encaissés, mais également sur les expected assists ou les expected saves pour les gardiens.

Des éléments encore à prendre en compte pour les xG :

  • Le pied fort vs le pied faible du tireur
  • La position du tireur par rapport au ballon notamment lors des cas de frappe en bout de course
  • Le type de pressing sur le tireur pour faire la différence entre un joueur sortant en courant et un autre passif (comme Verratti au Vélodrome sur le but de Luiz Gustavo)

Initialement publié sur Goal.com

Avant Totti, la Roma vivait pour Di Bartolomei dont le destin tragique s’est joué contre Liverpool

« Il a fait une erreur en se tirant une balle dans la tête. Il vaut mieux viser le cœur, c’est le seul moyen de mourir instantanément. » Cette phrase, de nombreuses personnes ont pu la dire un jour dans leur vie. Une de ces remarques stupides que l’on prononce sans vraiment réfléchir. Et puis, dans le cas d’Agostino Di Bartolomei, cette phrase prononcée à un ami s’est transformée en une macabre prémonition. Capitaine de la Roma dans les années 70 et 80, adulé par le peuple Giallorosso, le milieu de terrain italien a été tour à tour un élément indispensable de l’équipe, un joueur devenu indésirable et enfin un mythe laissé à l’abandon après la fin de sa carrière. Avant Totti, la Roma avait Di Bartolomei. Une légende 100% romaine, tifoso du club avant d’en devenir capitaine, après avoir fait ses gammes dans les équipes de jeunes. Sa fin tragique reste aujourd’hui dans toutes les mémoires sur les rives du Tibre. Et l’écho de ce souvenir douloureux est d’autant plus fort à la veille de ce Roma-Liverpool, une affiche ayant provoqué sa chute.

En ce lundi 30 mai 1994, Agostino Di Bartolomei nettoie son pistolet. Une habitude. Passionné par les armes à feu, il sort rarement sans cette sécurité, allant même jusqu’à l’exhiber dans le vestiaire de la Roma lorsqu’il était encore joueur. Il faut dire qu’à l’époque, l’Italie vit en plein chaos. Ce sont les années de plomb, des riches sont pris pour cible et de nombreuses personnalités italiennes vivent armées par peur du terrorisme. Les joueurs de foot n’échappent pas à la règle. Désormais à la retraite, Asgostino astique ses armes. Un passe-temps comme un autre dit-il.

Sauf que ce jour n’a rien de normal. Sur sa terrasse, Agostino Di Bartolomei prend en mains son Calibre 38 Smith & Wesson et se loge une balle en plein cœur. Il meurt sur le coup malgré les tentatives de secours de sa femme Marisa et d’un médecin. Rapidement, toute l’Italie cherche une réponse à ce geste fou. Est-ce la faillite de sa compagnie d’assurance lancée après sa carrière de footballeur ? Un déficit de quelques milliers d’euros pour un joueur ayant accumulé beaucoup d’argent dans sa carrière : la thèse ne tient pas. Et puis, les Italiens s’intéressent à cette date. Le 30 mai. Cette date a une résonance particulière. Il y a dix ans jour pour jour, la Roma, son club de cœur, s’inclinait en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions contre Liverpool, aux tirs au but et à domicile, au Stadio Olimpico.

« J’ai découvert en grandissant la cruauté de cette date. 10 ans jour pour jour après cette finale. Je me suis toujours dit et répété que non, tu n’avais pas pu penser à cela. Il y a trop de cruauté dans cette coïncidence. Peut-être que cette journée t’a donné cette idée folle. Comme cette dépression qui te conduit à faire un geste con. Comme cette faute dramatique en pleine surface de réparation qui aboutit à un penalty. Parce que Papa, moi je n’ai jamais cru et je ne veux pas croire que tu as pensé à une défaite lors de ce stupide match de foot avant de faire ce geste idiot. Devant la grandeur d’une vie, à l’amour d’une femme et de deux enfants, vraiment, qu’est ce que représentait ce match sinon une stupide rencontre de foot ? » – Luca Di Bartolomei, fils d’Agostino. L’Ultima Partita, éditions Fandango.

Pour seule réponse, sa femme trouvera une petite note laissée dans une poche de veste : « Je t’adore et j’adore nos splendides enfants mais je ne vois pas la fin du tunnel. » Mais de quel tunnel parle-t-il ? Parmi les pistes avancées, une après-carrière mal vécue avec un sentiment profond que le football – et encore plus douloureux la Roma – l’avait abandonné. Se séparer de ses légendes n’est pas donné à tout le monde et on mesure souvent la grandeur des dirigeants dans ces moments difficiles. Pour beaucoup de supporters giallorossi, le club avait été ingrat avec son ancien capitaine. Un sentiment encore présent aujourd’hui. La Roma l’a oublié. Ne restent aujourd’hui qu’amertume et souvenirs mêlant une immense joie et une infinie tristesse d’une bandiera tombée dans l’oubli et abandonnée lorsqu’elle avait le plus besoin d’aide.

Car Agostino Di Bartolomei était le symbole de tous ceux qui avaient eu un rêve en commun : porter les couleurs de la Roma et en être son capitaine. Représenter le club de la Louve sur tous les terrains italiens et jusque dans les moindres contrées européennes. Être la fierté de tout un peuple. Les élus sont peu nombreux. Ago était l’un d’eux.

Il rejoint la Roma en 1969 à l’âge de 14 ans. Un an auparavant, pourtant, il aurait pu rejoindre l’AC Milan. Alors qu’il évolue encore à l’OMI Roma, un petit club de la capitale italienne, le club lombard se fait pressant. Rapidement, les dirigeants milanais se mettent d’accord avec leurs homologues romains mais Agostino et sa famille refusent la destination. Colère des dirigeants locaux. Âgé de 13 ans, le jeune milieu de terrain est choqué par l’attitude de ses dirigeants et confessera bien plus tard qu’il avait l’impression à 13 ans seulement d’être une bête de foire que l’on s’arrache. Il est proche d’arrêter le football puis change finalement d’air et retrouve goût au foot. Il débarque un an plus tard chez les Giallorossi, non sans avoir refusé la Lazio « parce que c’était la Lazio » selon son père Franco, tifoso notoire de la Roma.

Il fait ses classes dans les équipes de jeunes et en 1975, alors qu’il impressionne comme capitaine dans l’équipe réserve, Agostino Di Bartolomei est envoyé en prêt en Serie B, à Vicenza, pour se faire les os. Un an plus tard, l’entraîneur adjoint du club vicencin dresse un portrait élogieux du milieu de terrain : « c’est un garçon en or, de peu de paroles, bien éduqué et équilibré. » D’aucuns le disent taiseux mais ses proches parlent d’une timidité s’effaçant dans l’intimité.

« Ce n’est pas vrai que le Romain est quelqu’un de joyeux, il est surtout triste car conscient de sa décadence, de l’époque où Rome dominait le Monde à aujourd’hui. » – Agostino Di Bartolomei.

C’est avec l’arrivée de Nils Liedholm, son mentor, que la carrière de Di Bartolomei prend un tournant. L’équipe monte en puissance et devient plus compétitive. Le club remporte deux coupes d’Italie consécutives (1980, 1981), retrouve la Coupe d’Europe et finit 7e, 2e puis 3e de Serie A.

En 1982, Nils Liedholm décide de faire reculer Di Bartolomei du poste de milieu de terrain à celui de libéro. Le « baron suédois » comme il était surnommé, souhaitait faire profiter de la technique et de la vision du jeu de son capitaine à toute l’équipe en phase de construction, un peu plus bas, pour manœuvrer plus facilement les adversaires. Tandis qu’en Italie, à l’époque, le poste de libero est occupé par des joueurs à qui on demande de dégager en vitesse, peu importe la zone visée, pour minimiser les risques, Liedholm choisit de mettre un technicien capable de trouver ses ailiers en une transversale majestueuse, de casser des lignes en une passe, et de venir faire le surnombre au milieu de terrain dans certaines situations. Le Suédois explique alors que « c’est en créant la supériorité que l’on gagne des matches. » La suite lui donne raison. Au terme d’une belle saison 1982-1983, la Roma remporte le deuxième scudetto de son histoire.

« En tant que libéro, il donnait un bon soutien au milieu de terrain. Di Bartolomei apportait une approche différente dans notre jeu offensif en plus d’être très efficace grâce à sa grosse frappe de balle. » – Nils Liedholm. Fotboll, Stjarnor och Vin, éditions Askelin & Hägglund.

Le club déjoue même les pronostics la saison suivante et atteint la finale de la C1. Le match se déroule au Stadio Olimpico. La Roma est donc à domicile. Après un score de parité (1-1) à la fin du temps réglementaire, les deux équipes doivent se départager aux tirs au but.

Mais lors de cette séance, l’entraîneur romain commet une erreur fondamentale. Tandis que Nicol, le premier tireur anglais, vient de rater sa tentative, et alors que Graziani, premier tireur désigné s’est déjà avancé vers le gardien adverse, le Suédois hurle à Di Bartolomei de prendre la place de son coéquipier. Le capitaine s’exécute, prend le ballon des mains de Graziani, s’avance, tire et marque. Liedholm veut prendre l’avantage psychologique rapidement sur les adversaires dans cette séance, d’où le changement après le premier raté anglais avec le choix du meilleur tireur romain. Mais, dans cet élan, il désavoue également Graziani, qui, quand son tour arrive, envoie le ballon au-dessus de la transversale, donnant à Kennedy l’occasion de marquer le sien et envoyer Liverpool au septième ciel. La Roma s’incline chez elle, aux tirs au but. Un destin cruel. Un match maudit.

« J’aurai préféré que Liverpool nous colle un net 2-0 et on n’aurait eu aucun regret. Alors que là, c’est une blessure qu’on aura en nous pour le reste de nos jours. » – Agostino Di Bartolomei

Quelques jours après cette finale perdue, la Roma remporte la Coupe d’Italie contre Vérone. Alors que son départ des Giallorossi est désormais connu de tous, les tifosi romains défendent leur capitaine face à la décision des dirigeants. Les banderoles fleurissent : « Ils t’ont enlevé la Roma, mais pas ton virage de supporters », « De nos cœurs s’élève un amour : allez Ago, soulève cette coupe pour nous » ou encore « Ce n’est pas un adieu, ciao champion ! »

En effet, lors de cette finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, Sven-Göran Eriksson se montre dans les tribunes. C’est un secret de polichinelle, l’ancien coach de l’IFK Göteborg et de Benfica va prendre la suite de Nils Liedholm qui rejoint l’AC Milan, le club de ses exploits de joueur au sein du fameux trio Gre-No-Li. Agostino Di Bartolomei ne rentre pas dans les plans du Suédois. Quitte à se passer de véritables champions, lui souhaite une équipe plus jeune, plus malléable et avec des jambes de feu. Avec sa lenteur caractéristique, le capitaine de la Roma sent le vent tourner. Si avec Liedholm, c’est le ballon qui court et les joueurs qui pensent, avec Eriksson, les joueurs doivent avoir une densité physique très élevée.

La séparation est douloureuse pour Agostino. Après 15 ans d’amour et de loyauté, le club n’est pas à la hauteur d’un tel dévouement. Le club ne lui annonce rien et le laisse devenir un joueur libre, en fin de contrat. Au lieu de demander des explications à ses dirigeants, à cause de sa fierté, le milieu de terrain italien préfère décrocher le téléphone pour étudier avec Liedholm la possibilité de le rejoindre à Milan. L’affaire est conclue en quelques jours.

Dans une interview au Corriere dello Sport au cœur de l’été 1984, le désormais ancien capitaine de la Roma revient sur son départ. « La Roma a été le plus beau moment de ma vie. Je sais, c’est une séparation amère et difficile. Rome, c’est ma ville. La Roma est mon équipe. Je pourrais dire tant de choses mais je ne suis pas un homme de polémiques. Je me trahirais moi-même. La correction et le style d’une personne se mesurent aussi dans des mots comme cela […] Je crois que je pars avec dignité. Je pars comme un champion, pas comme un homme défait. Et je ne veux surtout pas penser à ce moment où je devrai jouer contre la Roma… »

Il retrouve la Roma quelques mois plus tard à l’Olimpico avec le maillot milanais sur les épaules. Un véritable fiasco. Au coup de sifflet final, Graziani se jette sur Di Bartolomei et lui assène un coup de poing. Il raconte à la fin du match avoir vu son ancien capitaine donner un coup à Bruno Conti quelques instants plus tôt. Ce même Bruno Conti, amer, déclare aux journalistes : « Pendant le match, il m’a dit des choses qui ne m’ont pas plu. Au Milan, il continue de jouer comme il le faisait à la Roma : tranquille, serein, propre, sans une goutte de sueur à la fin des matches. »

La suite de la carrière de Di Bartolomei se complique. Son influence à Milan diminue et en 1987, il rejoint Cesena pour une seule saison, avant de signer à la Salernitana en 3e division italienne, afin de vivre dans la région d’origine de sa femme. Il raccroche les crampons en juin 1990. Commence alors sa deuxième vie d’homme, mais il garde un espoir : travailler pour la Roma. Mais les choses ne vont pas dans le bon sens.

« C’était un garçon avec un sens aigüe de la fierté : c’est pour cela qu’il ne m’avait jamais rien demandé. Mais un jour, alors que l’équipe traversait une mauvaise passe, il m’avait écrit une lettre pleine de conseils : sur la gestion du vestiaire et le travail psychologique à mener. J’ai beaucoup apprécié cette démarche. Et j’ai aussi découvert et compris son envie de travailler à la Roma. » – Franco Sensi, président de la Roma ayant pris ses fonctions en 1993, à l’annonce de la mort du joueur.

Peu après sa retraite, le club romain va jusqu’à nommer un ancien arbitre au poste de directeur général. En privé, Agostino s’émeut de cette décision alors que lui attend un signe de vie des dirigeants. Un énième rendez-vous raté avec son club de toujours. Une désillusion de plus.

Victime d’une fierté l’empêchant de réclamer quoi que ce soit à la Roma, à la sélection italienne ou à d’autres clubs, il multiplie néanmoins les contacts et les conseils, en espérant que l’on fera appel à lui un jour ou l’autre. En attendant, il pêche, s’occupe de ses armes et monte une école de foot à Castellabate, en Campanie. Avec ces jeunes footballeurs, il insiste sur l’éthique, leur demande d’aimer le football et de ne surtout pas prendre pour modèle les joueurs capricieux.

Jusqu’à ce lundi 30 mai 1994, donc. Cette fois, Di Bartolomei entrevoit le bout du tunnel, cette lumière qu’il cherchait tant de son vivant. Quelques heures après le drame, sa femme Marisa retrouve dans son agenda une photo de la Curva Sud, la tribune des supporters de la Roma. Derrière la photo, une écriture de la part de tifosi : « à notre grand ‘DiBa’ qui sera notre capitaine pour toujours. »

Agostino Di Bartolomei était plus qu’un joueur. Il était Romain et Romanista, un homme avec ses parts d’ombre et de lumière, un capitaine respecté pour son dévouement total et sincère. Sa vie de joueur, sa fin tragique et sa place dans l’environnement romain lui ont permis de trouver un écho dans la culture populaire de la capitale italienne. Des livres racontent son histoire, une chanson du célèbre auteur-supporter de la Roma, Antonello Venditti lui est dédiée, un film retrace son parcours, un terrain du centre d’entraînement de la Roma porte son nom et il a été l’un des premiers à entrer au sein du Hall of Fame lancé par le club en 2014.

Le club giallorosso organise également chaque année le Tournoi Agostino Di Bartolomei en sa mémoire. Lors de la première édition en 2014, de nombreux ultras de la Curva Sud avaient fait le déplacement à Trigoria*. Ils avaient accroché une banderole à la tribune du terrain principal qui récitait : « Une fleur pour chaque année d’absence, Ago vit dans nos têtes et dans nos cœurs. » Ils avaient ensuite accueilli l’ex-femme du joueur avec un bouquet de fleurs avant d’entonner un chant à sa gloire. Un moyen de ressusciter le joueur le temps d’une journée dédiée au football.

Le 2 juin 1994, trois jours après sa mort, son père Franco livrait ses sentiments sur sa disparition dans les colonnes d’Il Messaggero. Sur la même page du journal, dans un bref encadré, on pouvait y lire : « Super but de Totti, la Roma Primavera** gagne 9-0, il marque trois buts et délivre trois passes décisives. » Alors qu’une légende venait de disparaître tragiquement, une autre, encore inconnue, répétait déjà ses gammes.

* La Primavera, littéralement ‘le Printemps’ est l’équipe réserve d’un club professionnel italien, essentiellement composée de jeunes joueurs.
** Trigoria est le centre d’entraînement de la Roma.