Inter : Cinq mois en enfer

L’homme qui tombe à pic. Au lendemain du triste parcours de l’Italie à la Coupe du monde 2010, la fédération a nommé le sélectionneur parfait pour effectuer un virage à 180 degrés : Cesare Prandelli. Depuis bientôt trois ans, Prandelli a renouvelé une partie de l’effectif et a fait confiance à de nombreux jeunes, de manière certes sporadique, car le onze titulaire est dur à bouger. Contre le Brésil, le dernier arrivé, Mattia De Sciglio, a fait un match correct, peu aidé par un milieu de terrain positionné trop haut et une charnière centrale peu concentrée. L’arrière milanais n’est certainement pas le dernier joueur qui aura sa chance avec Prandelli car, qu’on se le dise, le réservoir italien est intarissable et le sélectionneur peut faire trois équipes compétitives.

4-3-3, 4-4-2, 3-5-2, 4-3-1-2, Cesare Prandelli n’est pas de ceux qui ne jurent que par un système de jeu et le montre depuis qu’il est à la tête de la Nazionale. Le sélectionneur a utilisé tous ces schémas en moins d’un an, à la recherche du dispositif parfait en vue de la Coupe du monde 2014. S’il a avoué récemment que l’idée du 4-3-3 est séduisante, le manque d’ailiers italiens pourrait lui jouer des tours. D’où cette idée de pouvoir changer de système en plein match, comme il l’a fait contre le Brésil où, après les entrées d’El Shaarawy et Cerci, l’équipe est passée d’un 4-3-1-2 (que j’ai trouvé peu séduisant, la faute au positionnement de Montolivo, sur le côté gauche, qui a laissé des boulevards aux Brésiliens) à un 4-3-3 qui germe au fur et à mesure des semaines dans l’esprit de Prandelli.

Lire la suite de l’article sur « Euro-visions » – d’Eurosport.fr
Article publié le 28 Mars 2013

Le top 10 des brésiliens en Série A

A la fin des années 1800 et au début du siècle suivant, l’immigration italienne en Amérique du Sud a été particulièrement importante. En Argentine et au Brésil, on compte aujourd’hui, selon les données d’organismes différents, entre 40 et 55 millions de Brésiliens et d’Argentins ayant une ascendance italienne. En Argentine, près de la moitié de la population est concernée. Il y a de forts liens entre ces deux communautés sud-américaines et la communauté italienne et une filiation toute particulière.

Ce n’est donc pas une surprise de retrouver aujourd’hui de nombreux joueurs sud-américains dans les différents championnats italiens. Ces joueurs attirent les directeurs sportifs pour deux raisons : leurs qualités footballistiques, bien évidemment, mais également la possibilité d’avoir un double passeport en obtenant la nationalité italienne. Ce qui permet aux clubs d’engager plus de joueurs extracommunautaires, les faisant naturaliser par la suite, ou juste avant la signature. Cette situation a même profité à la Nazionale puisque le Brésilien, désormais Italo-Brésilien, Thiago Motta, pour ne prendre que cet exemple, est l’un des oriundi à avoir joué avec le maillot de la sélection italienne.

Lire la suite de l’article sur « Euro-visions » – d’Eurosport.fr
Article publié le 20 Mars 2013

Serie A, c’est la lutte finale derrière la Juve

Derrière la Juve, les prétendants se marquent à la culotte d’une façon irrationnelle. Naples et la Fiorentina jouaient en même temps dimanche à 15h, et en deuxième période, alors que les deux équipes faisaient match nul 1-1, le scénario des deux matchs n’a fait qu’un. Quand la Fio reprenait l’avantage, trois minutes plus tard Naples en faisait de même. Rebelote quand leur adversaire égalisait. Même scène encore lors du but de la victoire 3-2 sur les deux terrains, le tout entre la 62e et la 84e minute. Les équipes n’ont rien lâché et ont offert un superbe spectacle.

Milan a également remporté son match dimanche face à un Palerme très brouillon. Les Milanais se sont imposés grâce à un doublé de Balotelli qui a fait son premier excellent match avec les Rossoneri, du début à la fin. Un cran plus bas se trouvent trois équipes à 47 points : l’Inter (qui n’a pas joué ce week-end : match reporté), la Lazio et la Roma. Fortunes diverses pour les clubs romains : la Lazio s’est embourbée au Torino (quel match catastrophique de Michaël Ciani, tandis que Kozak confirme qu’il n’est en réussite qu’en Ligue Europa), tandis que la Roma a battu Parme en se faisant néanmoins quelques frayeurs.

Lire la suite de l’article sur « Euro-visions » – d’Eurosport.fr
Article publié le 18 Mars 2013

Roma : Andreazzoli s’est acheté la « paix sociale »

La Roma a tous les inconvénients d’un grand club sans en avoir les avantages. Parmi les défauts, un management aléatoire et pas aussi efficace, dans sa communication et dans sa gestion, que peut l’être celui du Milan ou de la Juve. C’est ce qu’avait expliqué Zdenek Zeman en conférence de presse, quelques jours avant de se faire virer : « Les joueurs ne savent pas ce qu’ils ont le droit de faire ou non. Il n’y a pas de règles écrites, les joueurs font ce qu’ils veulent. » Pourtant, la Roma n’a jamais été aussi structurée : un président, un CEO, un administrateur délégué, un directeur général et un directeur sportif. Bref, du monde en théorie mais personne en pratique lorsqu’il s’agit de gérer les joueurs et soutenir l’entraîneur. Zeman n’a pas été suivi dès le début par ses dirigeants sur l’attitude et les règles qu’il souhaitait imposer à ses hommes. Dès lors, les joueurs ont senti qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient sans risquer quoi que ce soit. Osvaldo a séché le stage aux USA début janvier, Stekelenburg s’est lâché dans la presse sur son concurrent direct, Pjanic a insulté Zeman en plein derby, Marquinho l’a également critiqué ouvertement, certains évitaient les séances physiques du lundi et prétextaient des petites douleurs pour arriver à leurs fins… À Trigoria, les joueurs sont rois.

Lire la suite de l’article sur « Euro-visions » – d’Eurosport.fr
Article publié le 16 Mars 2013

Comment Allegri a redressé Milan

C’était le 11 novembre dernier. Ce jour-là, Milan s’inclinait sur sa pelouse contre la Fiorentina (1-3) et touchait le plus bas niveau de sa saison. Depuis fin août, Milan battait tous les records négatifs du club et Berlusconi commençait à attaquer son entraîneur, Massimiliano Allegri. Contre vents et marées, contre attaques et railleries, Allegri a fait face et a réussi à emmener l’AC Milan, quatre mois plus tard, dans la zone Ligue des Champions. S’il a été aidé par le retour en forme de certains cadres, le mérite revient à l’entraîneur italien qui a redressé le club grâce à un nouveau système tactique.

Comme souvent, pour ne pas dire toujours, Arrigo Sacchi avait sorti le bon diagnostic au moment d’évoquer le mauvais début de saison de son ancien club. L’ex-entraîneur, devenu consultant à la télé et coordinateur technique des équipes de jeunes de la sélection, expliquait que depuis deux saisons (comprenez depuis l’arrivée d’Ibrahimovic qu’il n’a jamais apprécié), Milan se reposait sur des individualités et ne savait plus jouer de façon collective. En d’autres termes, et j’avais déjà évoqué cette « tactique » dans de précédents articles, tout le jeu du Milan tournait autour de Zlatan Ibrahimovic et les autres joueurs ne faisaient rien d’autre qu’attendre le déclic du Suédois pour faire basculer les matchs en leur faveur.

Lire la suite de l’article sur « Euro-visions » – d’Eurosport.fr
Article publié le 11 Mars 2013