Erik Pieters : joueur malchanceux (et un peu bête)

Le 15 octobre 2011, Erik Pieters est en pleine bourre. Titulaire indiscutable sur le côté gauche de la défense du PSV, le latéral néerlandais accumule les excellentes performances et attire le regard de plusieurs clubs, à commencer par Newcastle. Pieters a même déjà expliqué à plusieurs reprises qu’il rêve d’évoluer en Premier League et commence à essayer de négocier une porte de sortie avec ses dirigeants pour le mercato hivernal qui approche.

Manque de pot, ce 15 octobre, contre Utrecht, Pieters se procure une fracture dite « de stress » au pied droit après un duel avec Mulenga. Opéré dans la foulée, il retrouve les terrains au mois de février 2012. Deux mois après, c’est la rechute sur la pelouse de Waalwijk : il est remplacé à la 72ème minute suite à une nouvelle fracture du métatarse du pied droit. Il décide de ne pas se faire opérer et préfère poursuivre une réhabilitation à base de soins car il rêve de jouer l’Euro 2012 avec les Pays-Bas. Mais en mai, le défenseur du PSV doit se rendre à l’évidence : sa blessure ne guérit pas. Il passe à nouveau sur le billard, rate l’Euro et toute la première partie de la saison 2012-2013.

Cette fois-ci, la fracture met beaucoup plus de temps à se résorber et Pieters ne reprend l’entraînement qu’en décembre. Il retrouve les terrains d’Eredivisie le 18 janvier 2013 face à Zwolle. Peu après l’heure de jeu, il se fait expulser très sévèrement sur un tacle glissé et il pète les plombs en rentrant aux vestiaires : il donne un coup de poing dans une vitre à l’entrée du tunnel et s’arrache des nerfs et des ligaments à l’avant-bras. Hospitalisé d’urgence, Pieters est de nouveau à l’infirmerie et doit patienter jusqu’au 14 avril (hier après-midi) pour rejouer. Rentré à quinze minutes de la fin du choc contre l’Ajax, Pieters se distingue lors d’une mésentente avec son gardien qui offre un but tout fait à Boerrigter. Ce but de la victoire 2-3 du club d’Amsterdam sur la pelouse du PSV est aussi certainement celui du titre pour l’Ajax, à quatre journées de la fin.

En l’espace d’un an et demi, Pieters a connu deux fractures du pied, un coup de sang l’éloignant des terrains trois mois, une expulsion et un but offert au rival historique de son club, le PSV Eindhoven. Vous avez dit malchance ?

Pieters erik psv

Inter : Cinq mois en enfer

L’homme qui tombe à pic. Au lendemain du triste parcours de l’Italie à la Coupe du monde 2010, la fédération a nommé le sélectionneur parfait pour effectuer un virage à 180 degrés : Cesare Prandelli. Depuis bientôt trois ans, Prandelli a renouvelé une partie de l’effectif et a fait confiance à de nombreux jeunes, de manière certes sporadique, car le onze titulaire est dur à bouger. Contre le Brésil, le dernier arrivé, Mattia De Sciglio, a fait un match correct, peu aidé par un milieu de terrain positionné trop haut et une charnière centrale peu concentrée. L’arrière milanais n’est certainement pas le dernier joueur qui aura sa chance avec Prandelli car, qu’on se le dise, le réservoir italien est intarissable et le sélectionneur peut faire trois équipes compétitives.

4-3-3, 4-4-2, 3-5-2, 4-3-1-2, Cesare Prandelli n’est pas de ceux qui ne jurent que par un système de jeu et le montre depuis qu’il est à la tête de la Nazionale. Le sélectionneur a utilisé tous ces schémas en moins d’un an, à la recherche du dispositif parfait en vue de la Coupe du monde 2014. S’il a avoué récemment que l’idée du 4-3-3 est séduisante, le manque d’ailiers italiens pourrait lui jouer des tours. D’où cette idée de pouvoir changer de système en plein match, comme il l’a fait contre le Brésil où, après les entrées d’El Shaarawy et Cerci, l’équipe est passée d’un 4-3-1-2 (que j’ai trouvé peu séduisant, la faute au positionnement de Montolivo, sur le côté gauche, qui a laissé des boulevards aux Brésiliens) à un 4-3-3 qui germe au fur et à mesure des semaines dans l’esprit de Prandelli.

Lire la suite de l’article sur « Euro-visions » – d’Eurosport.fr
Article publié le 28 Mars 2013

L’Italie a de la réserve

L’homme qui tombe à pic. Au lendemain du triste parcours de l’Italie à la Coupe du monde 2010, la fédération a nommé le sélectionneur parfait pour effectuer un virage à 180 degrés : Cesare Prandelli. Depuis bientôt trois ans, Prandelli a renouvelé une partie de l’effectif et a fait confiance à de nombreux jeunes, de manière certes sporadique, car le onze titulaire est dur à bouger. Contre le Brésil, le dernier arrivé, Mattia De Sciglio, a fait un match correct, peu aidé par un milieu de terrain positionné trop haut et une charnière centrale peu concentrée. L’arrière milanais n’est certainement pas le dernier joueur qui aura sa chance avec Prandelli car, qu’on se le dise, le réservoir italien est intarissable et le sélectionneur peut faire trois équipes compétitives.

4-3-3, 4-4-2, 3-5-2, 4-3-1-2, Cesare Prandelli n’est pas de ceux qui ne jurent que par un système de jeu et le montre depuis qu’il est à la tête de la Nazionale. Le sélectionneur a utilisé tous ces schémas en moins d’un an, à la recherche du dispositif parfait en vue de la Coupe du monde 2014. S’il a avoué récemment que l’idée du 4-3-3 est séduisante, le manque d’ailiers italiens pourrait lui jouer des tours. D’où cette idée de pouvoir changer de système en plein match, comme il l’a fait contre le Brésil où, après les entrées d’El Shaarawy et Cerci, l’équipe est passée d’un 4-3-1-2 (que j’ai trouvé peu séduisant, la faute au positionnement de Montolivo, sur le côté gauche, qui a laissé des boulevards aux Brésiliens) à un 4-3-3 qui germe au fur et à mesure des semaines dans l’esprit de Prandelli.

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Article publié le 25 Mars 2013

Les douze joueurs du championnat suédois à suivre (2013)

Le championnat suédois reprend le week-end prochain avec notamment un choc entre le champion en titre Elfsborg et le plus grand club de Stockholm – de la banlieue de la capitale suédoise en fait – l’AIK Solna. Chaque année, l’Allsvenskan nous offre de bons moments et des découvertes de joueurs qui feront ensuite carrière dans les plus grands clubs européens. A la veille de l’ouverture de la saison 2013, voici douze joueurs – et pas que des espoirs – à suivre tout particulièrement cette année.

Viktor Claesson (Elfsborg) : formé comme attaquant à Värnamo – gage de qualité – le joueur d’Elfsborg joue un rang plus bas sous les ordres de Lennartsson : au mieux second attaquant, le plus souvent sur un côté dans un 4-2-4 ou 4-2-3-1. Il doit encore trouver les automatismes d’un joueur de couloir mais sa seconde partie de saison a été très encourageante, même s’il aurait dû marquer plus de buts. En gommant ce déchet devant le but, il sera à coup sûr un des futurs attaquants de la sélection suédoise.

Oscar Lewicki (Häcken) : blessé à la hanche début janvier, le milieu de terrain d’Häcken va rater le début de saison et sera de retour normalement fin avril. Élu meilleur espoir de la saison dernière, Lewicki va affronter la saison de la confirmation : Källström (2000), Toivonen (2006) ont parfaitement réussi, d’autres (Oremo, Arneng, Söder) beaucoup moins. L’espoir suédois est un milieu de terrain relayeur, fin techniquement et au petit gabarit déroutant pour un championnat assez physique.

Nabil Bahoui (AIK) : après une saison 2011 ratée, l’attaquant suédois s’est révélé la saison dernière avec Brommapojkarna en D2. Il a inscrit quinze buts et réalisé six passes décisives. Il a formé un duo redoutable avec Piñones-Arce et a profité d’une position contractuelle favorable pour s’engager libre avec l’AIK Solna. Peu élégant, il parait parfois maladroit mais a réalisé une grande saison. A voir s’il pourra confirmer au plus haut niveau et sans son compère d’origine chilienne.

David Accam (Helsingborg) : il est le joueur de D3 suédoise le plus cher de l’Histoire. Transféré contre 300 000€ à Helsingborg en 2012, David Accam a la même qualité que Claesson, qui peut vite devenir un souci, il est polyvalent. Arrivé en août sur la côte ouest suédoise, il a déjà joué comme attaquant (son vrai poste), comme ailier et comme milieu relayeur. Très actif, combatif, rapide dans l’exécution de ses gestes et avec un vrai sens du but, Accam est un joueur très intéressant qui aura plus de responsabilités offensives cette année avec le départ de Djurdjic.

– Ivo Pekalski (Malmö) : pour le milieu de terrain suédois de Malmö, c’est un peu la saison où jamais. Après avoir débuté brillamment en 2010, il a connu une fin de saison 2011 délicate à cause d’une première blessure, puis une année 2012 guère plus épanouissante avec quelques pépins physiques et des performances forcément en-deçà des attentes. Pekalski est un milieu moderne, capable de récupérer le ballon et de le relancer proprement, d’avancer balle au pied, de presser haut et de défendre debout. Espérons qu’il retrouve rapidement son niveau.

Anders Svensson (Elfsborg) : il aura 37 en juillet  et a récemment annoncé qu’il voulait jouer jusqu’à la Coupe du Monde 2014 au Brésil où il devrait faire partie des 23 suédois, si ceux-ci se qualifient. Svensson est l’un des milieux suédois les plus intelligents. Il possède une lecture du jeu parfaite qui lui permet de déclencher des passes au millimètre et toujours dans le bon tempo. Véritable leader d’Elfsborg sur et en dehors du terrain, il est le régulateur de son équipe, et le sera d’autant plus qu’Hiljemark a quitté le club de Borås. Profitons des derniers mois de la carrière de Svensson.

Mohammed Bangura (Elfsborg) : il a fait le bonheur de l’AIK avec 13 buts en 33 matches, avant une expérience ratée au Celtic et un retour l’été passé dans le club de Solna en prêt. L’attaquant sierra-léonais a été de nouveau prêté en Suède, cette fois-ci à Elfsborg. Il apportera un style de jeu différent de Lasse Nilsson et David Elm grâce à sa puissance et sa capacité à prendre rapidement la profondeur. Elfsborg aura besoin d’un attaquant prolifique pour continuer à briller, son véritable défaut la saison passée malgré son titre de Champion.

Robin Quaison (AIK) : nommé dans la catégorie des meilleurs espoirs l’année passée, le jeune joueur de 19 ans est très attendu cette saison. Parti pour être un simple remplaçant ayant besoin de temps pour s’acclimater au haut niveau après son arrivée de Väsby, Quaison a rapidement montré qu’il pouvait rendre des services à l’AIK. Milieu explosif, bon techniquement, solide sur ses appuis, il aime porter le ballon devant les buts adverses.

– Moestafa El Kabir (Häcken) : après l’échec de son prêt à Cagliari où il s’est fait remarquer pour son mauvais comportement et son manque de discipline, El Kabir est rentré au pays et est passé de Mjällby à Häcken. Le challenge sera compliqué : vice-champion la saison passée, le club est désormais attendu et El Kabir devra faire oublier Majeed Waris et ses 23 buts l’année dernière. La pression sera plus importante et il n’a pas montré pour l’instant qu’il avait les nerfs suffisamment solides pour ne pas s’effondrer devant les difficultés.

Nicklas Bärkroth (Brommapojkarna) : grand espoir du foot suédois depuis ses seize ans, l’ailier formé à l’IFK Göteborg n’a pour l’instant pas confirmé, ni dans son club formateur, ni à Benfica ni à Leiria (qui était dans un contexte très particulier la saison passée). Libéré de son contrat à Göteborg, Bärkroth s’est engagé avec le promu Brommapojkarna qui doit reconstruire sa ligne d’attaque après les départs de Bahoui et Piñones-Arce. Il peut jouer comme ailier ou second attaquant mais doit s’endurcir physiquement et jouer plus vite. Le haut niveau ne pardonne pas.

Pontus Jansson (Malmö) : c’est le défenseur central suédois le plus talentueux en Suède en ce moment, avec Milosevic (AIK). Déjà courtisé cet hiver par plusieurs clubs italiens et allemands, Jansson a préféré rester jusqu’à cet été (au moins) et jouer encore quelques mois comme titulaire pour progresser. Le défenseur de Malmö est un roc (1m91) extrêmement fiable. Se posera plus tard la question de sa future destination et de la vérification de ses performances à un plus haut niveau.

– Walid Atta (Helsingborg) : formé dans un petit club de la banlieue de Göteborg, il a explosé à l’AIK avant de tenter sa chance dans deux clubs de Zagreb sans succès. Rentré la saison passée à Helsingborg, il est devenu le leader de la défense du club suédois et se révèle redoutable sur coups de pieds arrêtés. Il a marqué cinq buts en championnat en 2012, sans pour autant oublier sa rigueur en défense.

Les bons joueurs qui ont quitté le championnat suédois cet hiver : Oscar Hiljemark (PSV), Karl-Johan Johnsson (Nimègue), Daniel Larsson (Valladolid), Nikola Djurdjic (Fürth) et Waris Majeed (Spartak Moscou).

Les promus : Öster, Brommapojkarna et Halmstad.

Les matches de la première journée : Häcken-Göteborg, Helsingborg, Djurgården, Syrianska-Kalmar, Malmö-Halmstad, Mjällby-Norrköping, Gefle-Åtvidaberg, Elfsborg-AIK, Brommapojkarna-Öster.

Le top 10 des brésiliens en Série A

A la fin des années 1800 et au début du siècle suivant, l’immigration italienne en Amérique du Sud a été particulièrement importante. En Argentine et au Brésil, on compte aujourd’hui, selon les données d’organismes différents, entre 40 et 55 millions de Brésiliens et d’Argentins ayant une ascendance italienne. En Argentine, près de la moitié de la population est concernée. Il y a de forts liens entre ces deux communautés sud-américaines et la communauté italienne et une filiation toute particulière.

Ce n’est donc pas une surprise de retrouver aujourd’hui de nombreux joueurs sud-américains dans les différents championnats italiens. Ces joueurs attirent les directeurs sportifs pour deux raisons : leurs qualités footballistiques, bien évidemment, mais également la possibilité d’avoir un double passeport en obtenant la nationalité italienne. Ce qui permet aux clubs d’engager plus de joueurs extracommunautaires, les faisant naturaliser par la suite, ou juste avant la signature. Cette situation a même profité à la Nazionale puisque le Brésilien, désormais Italo-Brésilien, Thiago Motta, pour ne prendre que cet exemple, est l’un des oriundi à avoir joué avec le maillot de la sélection italienne.

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Article publié le 20 Mars 2013