Inter : Sneijder est-il encore le bienvenu ?

La saison du triplé de l’Inter est encore dans toutes les têtes des tifosi Nerazzurri et beaucoup revoient avec nostalgie les performances incroyables de Wesley Sneijder lors de cette formidable aventure. Car depuis cette saison 2009-2010 et la Coupe du Monde en Afrique du Sud, le Trequartista néerlandais ne fait plus rêver. Hormis lors de quelques rares matchs où il a retrouvé un semblant de leadership technique, Sneijder n’est plus que l’ombre de lui-même et une caricature du joueur qu’il était.

Au rayon des raisons qui expliquent que Wesley Sneijder n’est plus performant, il y a bien entendu les nombreuses blessures. Depuis le fameux triplé de 2010, il n’a participé qu’à 57% des matchs de l’Inter et depuis la saison 2011-2012, on compte pas moins de six grosses blessures pour le néerlandais. Le dernier match du Trequartista avec l’Inter remonte au 26 septembre dernier contre le Chievo où il était sorti avec une déchirure musculaire à la cuisse, son petit péché-mignon. Depuis, il est en soins et a même passé une semaine à Los Angeles auprès d’un spécialiste. Une décision prise avec le club mais qui avait néanmoins rendu furieux ses dirigeants, à cause d’un tweet…

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Article publié le 28 Novembre 2012

PSG-De Rossi, mais pour quoi faire ?

Daniele De Rossi n’est pas vraiment heureux à Rome. Enfin, à la Roma. Pourtant, Danielino aime ce club. Profondément. Il l’a montré à de nombreuses reprises et son attachement ne peut sûrement pas être remis en cause. Non, le problème est ailleurs. Il est sur le banc. Lui qui était si proche la saison passée de Luis Enrique est aujourd’hui loin de partager toutes les idées de Zdenek Zeman. Au coeur de la mauvaise entente, le poste de De Rossi sur le terrain.

Concernant le poste de De Rossi, il y a deux écoles. Ceux qui vous diront qu’il a été formé comme interno, joueur complet du milieu de terrain et ceux qui vous rétorqueront qu’il a été très convaincant comme registadevant la défense, avec Luis Enrique. En fait, il est suffisamment polyvalent pour faire les deux. Sauf que, problème de taille, Zeman ne voit en lui qu’un interno (milieu excentré) dans un milieu à trois. Ce positionnement à la Roma ne plait pas vraiment au joueur qui a goûté avec joie au poste de milieu devant la défense l’année passée, où il appréciait d’être le joueur par qui tous les ballons passaient.

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Article publié le 26 Novembre 2012

Interview avec Jörgen Lennartsson, entraîneur d’Elfsborg

C’est pendant que ses joueurs profitent de leurs deux jours de repos pour fêter le titre de champion de Suède que Jörgen Lennartsson accepte de répondre à nos questions. Après une saison dantesque, où son club Elfsborg est passé par toutes les émotions (de leader incontesté au début de saison, à 4ème à la veille du sprint final), l’entraîneur suédois pose un regard calme et lucide sur les douze derniers mois.

L’association Lennartsson-Elfsborg avait tout pour bien fonctionner. Le club de Borås met en pratique depuis des années un projet sur le long terme à base de jeunes joueurs formés au club. De son côté, Lennartsson adore travailler avec les jeunes et a connu tous les échelons de la catégorie espoirs : du petit club de Växjö Norra, où il a entamé sa carrière de joueur – qui n’a duré que cinq ans – au gros club de cette ville du Småland, l’Östers IF, puis un gros club de première division, avec Helsingborg, puis le dernier échelon, l’Équipe de Suède Espoirs. Ce qui lui plait, c’est qu’il ne s’agit pas que de football. « Avec les jeunes, on touche à l’éducation, il s’agit d’en faire de bons footballeurs mais aussi de bonnes personnes. » Son parcours lui permet d’avoir aujourd’hui un avis qui compte sur les jeunes espoirs suédois en devenir. Interrogé sur la question, il cite naturellement plusieurs joueurs de son équipe (Hiljemark, Hult, Claesson) mais également Jiloan Hamad (Malmö) et Oscar Lewicky (Häcken).

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Article publié le 15 Novembre 2012

Le jour où des amateurs ont battu l’Italie

En avril 1994, le club de Pontedera, entraîné par Francesco D’Arrigo, a battu l’Italie de Sacchi lors d’un match de préparation avant la Coupe du Monde 1994 aux USA.

Il manque deux mois et demi avant l’entrée en compétition de l’Italie à la Coupe du Monde 1994. Le premier match se déroulera le 18 juin au Giants Stadium de New York, contre l’Irlande de Jack Charlton. Arrigo Sacchi, sélectionneur italien, organise un stage à Coverciano début avril, pour passer en revue son effectif avant de faire sa liste des joueurs convoqués pour la compétition. Lors du dernier jour de ce stage, Sacchi a organisé un match amical contre une petite équipe toscane : Pontedera. Le club évolue en Série C2 et joue un football primaire avec de longs ballons des défenseurs aux attaquants, une mise en bouche avant d’affronter la Norvège en phase de groupes aux USA.

Pontedera n’est qu’un sparring-partner pour une dernière mise en jambe et régler les derniers détails tactiques. Ce match doit être une simple formalité, entre des amateurs et les meilleurs joueurs italiens du moment. La composition de l’Italie est la suivante : Marchegiani, Panucci, Maldini, Albertini, Costacurta, Baresi, Donadoni, Conte, Signori, R. Baggio, Stroppa. Cette équipe est à peu de choses près l’équipe des titulaires.

Daniele Allori a joué ce match. Il était défenseur dans l’équipe de Pontedera et se souvient de ce match comme s’il s’était déroulé hier : « On jouait avec une défense à 4, un milieu en diamant et deux attaquants. Je me souviens que l’entraîneur m’avait dit que si Baggio échappait au milieu de terrain, c’était à moi de le marquer. J’ai répondu par un rire, et tous mes coéquipiers également. Baggio était d’un tout autre calibre que les joueurs que j’avais l’habitude de marquer en Série C2. »

Le match commence dans la stupeur générale : Pontedera marque deux buts rapidement. Daniele Allori explique qu’il a constaté que les joueurs de la sélection nationale ont commencé le match en prenant le petit club toscan à la légère, mais quand ils se sont rendus compte de leur erreur, ils ont commencé à élever leur niveau de jeu. Allori se souvient que Baresi enchainait les interventions défensives à la limite de la régularité. En deuxième période, mené de deux buts, Sacchi a fait rentrer Casiraghi et Massaro pour refaire son retard. Allori raconte la suite : « les deux étaient énervés et endiablés. Sur un corner, Casiraghi m’a mis un coup de poing et j’ai fini dans le but ! Ils voulaient égaliser par tous les moyens. Massaro a marqué un premier but, puis a tiré sur la barre, le ballon a rebondi devant la ligne et les joueurs italiens réclamaient de façon insistante à l’arbitre, Pierluigi Collina, de valider le but. Ce qu’il n’a pas fait. » L’Italie accélère encore et se doit d’égaliser pour ne pas être ridiculisée par une équipe amateur. Allori poursuit : « L’accord prévoyait de jouer deux mi-temps de quarante minutes. Quand on a atteint la 40ème minute de la seconde mi-temps, Collina n’a pas sifflé la fin du match et il a rajouté dix minutes de plus. Dans les tribunes, il y avait beaucoup de tifosi de la Fiorentina qui hurlaient et demandaient à l’arbitre d’arrêter cette mascarade, car ils supportaient notre petite équipe toscane. Malgré tout cela, l’Italie n’a jamais égalisé et nous avons gagné 2-1. Pontedera a battu l’Italie 2-1. Rendez-vous compte. »

Le lendemain, la Gazzetta dello Sport titre sur sa Une « A la Coupe du Monde avec Pontedera (ndlr : plutôt que l’Italie) » et à l’intérieur « une leçon de la part des amateurs. » Car cette victoire n’a pas été obtenue avec beaucoup de chance mais grâce à une organisation tactique parfaite, et aussi, grâce à une génération douée. Daniele Allori explique que Pontedera était largement au-dessus des autres équipes de la Série C2 et qu’elle était un véritable rouleau compresseur. L’entraîneur de l’époque,Francesco D’Arrigo, était, selon son ancien joueur, en avance sur son temps de vingt ans, dans ses méthodes et dans le jeu déployé.

Suite à cette victoire, les joueurs de Pontedera connaissent leur quart d’heure de gloire. Ils sont invités dans la célèbre émission de foot Domenica Sportiva et sont accueillis dans leur ville comme des héros.  A l’inverse des joueurs italiens, très critiqués par la presse et par les tifosi. A la fin du match, se souvient Allori, seul Giuseppe Signori viendra féliciter les joueurs de Pontedera, tous les autres entrent dans une colère noire. Interviewé à la télévision à la fin du match, Arrigo Sacchi explique que c’est le moment le plus difficile de sa carrière. Et puis, tout s’est (presque) bien terminé. L’Italie a fait une belle Coupe du Monde, s’inclinant en finale aux tirs aux buts contre le Brésil. Et plus personne n’a entendu parler de Pontedera.

Rédigé par Emanuele Giulianelli (son Twitter) pour Tuttocalciatori.net
Traduit de l’Italien par Johann Crochet.

Zoom sur Elfsborg, champion de Suède

L’IF Elfsborg a tout de la success-story. Ce club de Borås, quatorzième ville suédoise seulement en nombre d’habitants a déjà remporté six titres de champion d’Allsvenskan, la première division suédoise. Les premiers ont été glanés dans la deuxième moitié des années 30, là où le club dominait le football suédois. L’une des plus grandes fiertés des supporters d’Elfsborg, outre les trois titres (1936, 1939,1940) reste la victoire sur la sélection suédoise, lors d’un match amical d’inauguration de l’enceinte Ryavallen en 1941.

Si le club aura du mal à retrouver une période aussi faste, il s’emploie depuis des années à construire un projet ambitieux sur le long terme, certainement l’un des plus excitants en Suède, là où les gros clubs ne pensent qu’au court terme, et se retrouvent souvent avec des difficultés financières héritées d’une ambition démesurée. Ces dernières années, Malmö, Djurgården, Hammarby et l’AIK Solna ont alterné les titres et les périodes de déclin, suite à des erreurs économiques…

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Article publié le 06 Novembre 2012