Les 30 meilleurs joueurs nordiques de l’histoire du foot

Ils ne sont pas tous blonds mais viennent des territoires des Vikings. De la Norvège à l’Islande, en passant par la Suède, le Danemark et la Finlande, de nombreux joueurs scandinaves et nordiques ont participé à l’écriture des plus belles pages de l’histoire du football.

Alors que pour la première fois en Coupe du monde, trois sélections nordiques sont qualifiées, l’excuse était toute trouvée pour se pencher sur le Top 30 des meilleurs joueurs nordiques de l’histoire, avant le début de l’édition russe 2018.

#30 – Tore Andre Flo

C’est à Chelsea que l’attaquant norvégien a connu le meilleur passage de sa carrière. Avec les Blues, le numéro 9 remporte une Coupe des coupes, une FA Cup et une League Cup. Auteur de 34 buts en trois saisons et demie de Premier League avec le club londonien, Tore Andre Flo n’était pas un grand buteur mais sa large panoplie, son jeu dos au but et ses facultés dans le jeu aérien correspondaient parfaitement au jeu anglais de l’époque. Avec sa sélection, il inscrit 23 buts en 76 sélections dont un contre le Brésil lors de la Coupe du monde 1998.

#29 – Patrik Andersson

La saison 2000-01 aura été sans aucun doute la meilleure du défenseur central suédois. Vainqueur de la Bundesliga et de la Ligue des champions avec le Bayern, Andersson a également été élu dans l’équipe-type UEFA de l’année, en compagnie de Sami Hyppiä avec qui il formait la charnière de cette équipe, devançant ainsi Ayala et Pellegrino (Valence), Samuel (Roma), Nesta (Lazio) et Ferdinand (Leeds). Vainqueur du Guldbollen 2001, le Ballon d’or suédois, Patrik Andersson a profité de sa bonne saison pour rejoindre le FC Barcelone. Ses meilleures années derrière lui, notamment à Mönchengladbach, le rugueux défenseur scandinave a achevé sa carrière chez lui à Malmö. Il a disputé deux fois la Coupe du monde (1994 et 2002) ainsi que l’Euro à deux reprises (1992 et 2000), finissant sa carrière internationale avec 96 sélections.

#28 – John Arne Riise

Sa lourde frappe du pied gauche est dans les mémoires de tous les amateurs de foot. Avec sa soixantaine de buts inscrits, le latéral gauche norvégien a fait trembler les filets en France, Angleterre et Italie avant de tenter une aventure à Chypre, une autre en Inde et finir sa carrière à domicile dans le club qui l’avait révélé, Aalesund. Vainqueur de la Ligue des champions en 2005 avec Liverpool, John Arne Riise était un latéral moderne, très offensif et proposant sans cesse une solution au porteur du ballon dans son couloir. Élu footballeur norvégien de l’année 2006, il est le joueur le plus capé de son pays avec 110 sélections entre 2000 et 2013.

#27 – Martin Dahlin

Comme Patrik Andersson, Dahlin a d’abord fait les beaux jours de Malmö et du Borussia Mönchengladbach avant de se distinguer avec la sélection. Titulaire indiscutable au sein de l’attaque suédoise lors de la Coupe du monde 1994 – terminée à la 3e place – l’attaquant a inscrit quatre buts lors de cette édition américaine. Un an auparavant, il avait été élu meilleur joueur suédois grâce à ses performances avec Gladbach, où il a inscrit plus de dix buts lors de chacune de ses quatre saisons pleines dans la Ruhr. Très adroit dans le jeu aérien et efficace devant le but, il a approché un ratio d’un but tous les deux matches avec la sélection (29 buts en 60 rencontres).

#26 – Bo Larsson

Ce membre du Hall of Fame du football suédois a débuté sa carrière à 17 ans avec le club de Malmö où il a passé l’essentiel de sa carrière, entrecoupée de quatre saisons à Stuttgart. Premier joueur à remporter deux fois le trophée de meilleur joueur suédois de l’année (1965, 1973), Bo Larsson a brillé au poste de milieu de terrain axial, dans un rôle de milieu box-to-box. Il a également participé à trois éditions consécutives de la Coupe du monde (1970, 1974 et 1978) et a porté le maillot de la sélection à 70 reprises. Il a remporté à six reprises le championnat national.

#25 – John Sivebæk

Sivebæk est bien connu des amateurs du championnat de France puisqu’il a disputé cinq saisons dans l’Hexagone, d’abord à Saint-Etienne puis à Monaco. Le défenseur danois a disputé la Coupe du monde 1986, l’Euro 88 et celui de 1992, à domicile, qu’il a remporté avec le Danemark à la surprise générale. Défenseur infatigable et rugueux, Sivebæk a également évolué à Manchester United et Pescara. Il remporte également le titre de champion avec Vejle en 1984, le dernier du club. Il affiche 87 rencontres disputées avec sa sélection, le 10e meilleur total.

#24 – Gunnar Gren

Ce brillant milieu offensif a fait rêver les supporters de l’AC Milan dans les années 40 au sein d’un trio 100% suédois alors appelé Gre-No-Li pour Gren, Nordahl et Liedholm. Aujourd’hui membre du Hall of Fame du club lombard, Gunnar Gren a laissé le souvenir d’un joueur offensif altruiste, titulaire de la fameuse équipe suédoise qui s’est hissée jusqu’en finale de la Coupe du monde 1958, terminant même dans l’équipe-type de la compétition – le seul suédois à avoir reçu cet honneur. Il remporte également le titre de meilleur joueur suédois de l’année 1946.

#23 – Jon Dahl Tomasson

Co-meilleur buteur de la sélection danoise avec 52 réalisations, troisième joueur de son pays le plus capé (112), Jon Dahl Tomasson a représenté son pays de 1997 à 2010, inscrivant même 8 buts en 13 matches de plusieurs phases finales de grandes compétitions (Coupe du monde et Euro). Auteur de 4 buts lors du Mondial 2002, il est élu joueur danois de l’année dans la foulée, avant de récidiver en 2004 après un bon Euro, lui permettant d’être élu dans l’équipe du tournoi. En club, Jon Dahl Tomasson remporte notamment une Coupe de l’UEFA avec Feyenoord et une Ligue des champions avec l’AC Milan. C’est avec le club de Rotterdam que cet attaquant complet a réalisé ses plus belles années.

#22 – Gylfi Sigurdsson

Ses six titres consécutifs de joueur islandais de l’année (2012-2017) témoignent de l’importance du milieu de terrain offensif pour son pays. Dépositaire du jeu de sa sélection, formidable numéro 10 à la technique aiguisée, décisif dans les moments importants, il a grandement participé à la qualification de l’Islande pour l’Euro 2016 (six buts en éliminatoires) et pour la Coupe du monde 2018 (quatre buts en qualifications). Avec déjà 19 buts en 56 sélections, il est le troisième meilleur buteur de l’histoire du pays nordique, à seulement 28 ans. S’il n’a jamais évolué dans un grand club, il a été élu joueur de l’année à Reading, Hoffenheim et Swansea, symbole de ses qualités et de son influence partout où il est passé.

#21 – Pauli Jørgensen

Il est l’un des joueurs les plus populaires au Danemark et ce n’est pas rien de se glisser parmi les joueurs ayant gagné l’Euro 1992 et ceux de l’Histoire moderne. Joueur amateur, l’attaquant s’est distingué sous le maillot du Boldklubben Frem, un club de Copenhague, avec qui il a remporté quatre titres de champion et affiche un taux d’efficacité impressionnant avec 287 réalisations en 297 rencontres. En sélection, il inscrit 47 buts en 44 matches, ce qui en fait toujours le 3e meilleur buteur de la sélection.

#20 – Olof Mellberg

De Stockholm à Copenhague, en passant par Santander, Aston Villa, la Juve, l’Olympiakos et Villarreal, tous ses coéquipiers ont décrit Mellberg comme un leader né et particulièrement rude sur l’homme. Capitaine de la sélection suédoise, il avait été élu dans les 23 meilleurs joueurs de l’Euro 2004. Il a disputé à trois reprises l’Euro (2004, 2008, 2012) et a participé à deux éditions de la Coupe du monde (2002, 2006). Avec 117 sélections, il est le 5e suédois le plus capé de l’histoire.

#19 – Thomas Ravelli

Septième du Ballon d’or 1994, le gardien d’Öster puis de l’IFK Göteborg s’est surtout fait connaître du grand public pour sa Coupe du monde 1994 très réussie. Avec la Suède, il termine sur la troisième marche du podium et ses coéquipiers lui doivent en grande partie leur qualification en demi-finale. Face à la Roumanie en quarts, il arrête notamment deux tirs au but décisifs. Avec sa longévité exceptionnelle (il termine sa carrière à 40 ans), il dispute plus de 600 matches, remporte 9 titres en Allsvenskan (championnat suédois) et participe à de belles épopées en Ligue des champions avec l’IFK.

#18 – Eidur Gudjohnsen

Sa carrière en sélection a duré 20 ans, entre 1996 et 2016. Meilleur buteur de l’histoire de l’Islande avec 26 réalisations, il est aussi le 3e joueur le plus capé de son pays (88 matches). En club, c’est à Bolton, Chelsea et le Barça que l’attaquant islandais s’est le plus distingué, alternant parfois avec un poste plus reculé au milieu de terrain, misant ainsi plus sur ses qualités techniques et sa vision du jeu que sur son efficacité parfois déficiente. Tout au long de sa carrière, il remporte deux fois la Premier League avec les Blues ainsi qu’une Liga et une Ligue des champions avec les Catalans.

#17 – Brian Laudrup

S’il n’a pas la réputation de son frère Michael, Brian Laudrup a néanmoins réussi une très belle carrière. Vainqueur de l’Euro 1992 avec le Danemark, élu dans l’équipe-type du tournoi et 6e du Ballon d’Or la même année, l’attaquant danois a connu la plus belle épopée de sa sélection. Inscrit dans le Hall of Fame danois, également vainqueur de la Coupe des Confédérations 1995 et nommé dans les meilleurs joueurs de la Coupe du monde 1998, l’ailier a inscrit 21 buts en 82 sélections. En club, il devient une légende des Glasgow Rangers après ses quatre années passées en Écosse et réalise également deux belles saisons au Bayern Munich (1990-91) et à la Fiorentina (1992-93). Il a par ailleurs été élu à quatre reprises joueur danois de l’année.

#16 – Kurt Hamrin

Il n’est sans doute pas le Suédois le plus connu de cette liste mais cet attaquant des années 50, 60 et 70 a réalisé une très belle carrière, notamment lors de ses quinze années passées en Italie. Inscrit au Hall of Fame de la Fiorentina, meilleur buteur de l’histoire du club toscan devant Batistuta (208 buts) et vainqueur de deux éditions de la Coupe des Coupes (dont une avec l’AC Milan), Hamrin a été l’un des meilleurs ailiers de l’époque. Titulaire indiscutable de la grande équipe de Suède finaliste de la Coupe du monde 1958, il a inscrit quatre buts lors de cette édition, dont un en quart de finale contre l’URSS et un autre en demi-finale contre l’Allemagne de l’Ouest.

#15 – Preben Elkjær Larsen

Il restera dans l’histoire du football italien, comme tous ses coéquipiers de l’Hellas Vérone, pour le scudetto conquis à la surprise générale lors de la saison 1984-1985. Il n’était certes pas le plus grand et le plus prolifique des attaquants, mais son travail de sape et son esprit collectif étaient reconnus de tous. Grâce à cette performance plus qu’inattendue et à un bon Euro en France (2 buts, demi-finaliste), il termine d’abord 3e en 1984 puis 2e en 1985 du Ballon d’Or. Il inscrit également 4 buts lors de la Coupe du monde 1986, portant son total à 38 buts en 69 sélections.

#14 – Ole Gunnar Solskjær

À défaut d’avoir été un titulaire régulier avec Manchester United, le supersub norvégien s’appuyait sur ses qualités de buteur, dévorant les espaces en fin de match avec un positionnement clinique, afin de se mettre en évidence. Il a avoué qu’il profitait des minutes passées sur le banc pour analyser le jeu des défenseurs adverses et les faire déjouer quand il entrait ensuite sur le terrain. Il reste dans l’imaginaire collectif comme le héros de la finale de la Ligue des champions 1999 avec un but vainqueur inscrit à la 93e minute face au Bayern Munich. Avec Man United, il remporte également six fois la Premier League et diverses coupes, lui permettant également d’être élu football norvégien de l’année en 1996.

#13 – Fredrik Ljungberg

Si sa fin de carrière l’a emmené aux USA, en Ecosse, au Japon et en Inde, Fredrik Ljungberg est surtout reconnu pour son superbe passage à Arsenal, au cœur de la plus belle période de l’histoire des Gunners. Titulaire indiscutable à Londres, ailier déroutant grâce à ses facultés techniques et un bon sens du but, le Suédois a d’abord été élu joueur de l’année en Premier League (2001-2002) avant de participer activement à la saison des Invincibles (2003-2004). Outre ses deux titres dans le championnat anglais et ses 3 éditions de la Cup remportées, Ljungberg a été un membre très important de la sélection dans les années 2000. Au cours de ses 75 sélections, il marque un but lors de l’Euro 2004 et un autre lors de la Coupe du monde 2006, le but de la victoire face au Paraguay. Il remporte également deux Ballons d’or suédois en 2002 et 2006.

#12 – Søren Lerby

Le milieu danois était l’un des meilleurs d’Europe. Avec l’Ajax où il arrive à l’âge de 17 ans, il remporte à cinq reprises le championnat néerlandais dont deux avec le brassard de capitaine au bras. Il est demi-finaliste de la C1 en 1979-1980 et remporte le titre de meilleur buteur de cette édition avec 10 réalisations. Au Bayern, il est si indispensable à l’équipe qu’il joue deux matches le même jour, d’abord dans l’après-midi avec le Danemark face à l’Irlande, puis en soirée avec le club bavarois où il entre en jeu à la mi-temps. Il dispute l’Euro 84, la Coupe du monde 1986 et l’Euro 88, honorant à 67 reprises sa sélection, inscrivant également 10 buts. Cerise sur le gâteau, il termine sa carrière au PSV et en profite pour remporter la Coupe d’Europe des clubs champions en 1988.

#11 – Tomas Brolin

Sa carrière écourtée à cause d’une grave blessure contractée à seulement 25 ans – lui ayant gâché ses six dernières années de footballeur – ne l’empêche pas de terminer au pied du Top 10. Milieu offensif polyvalent ou second attaquant très technique, créatif, mobile et vif, Tomas Brolin a régalé les amateurs de football italien lors de son passage à Parme dans les années 90 avec qui il remporte une C2 et une C3. Avec la sélection, il est le leader technique lors de l’Euro 1992, qu’il terminé comme co-meilleur buteur, et lors de la Coupe du monde 1994, achevée à une prometteuse troisième place. France Football l’a d’ailleurs récompensé d’une belle 4e place au Ballon d’or 1994, tandis qu’il remporte en parallèle son deuxième titre de joueur suédois de l’année.

#10 – Sami Hyppiä

Il a été l’un des chouchous de l’exigeant public d’Anfield tout au long de ses dix années passées avec le maillot de Liverpool. Remarquable d’exigence, de détermination et de professionnalisme, le défenseur central finlandais a dirigé la défense des Reds pendant une décennie avant de terminer sa carrière à Leverkusen. Redoutable dans les duels, Hyppiä a en plus su faire profiter ses coéquipiers de son bon sens tactique avec une intelligence de jeu impressionnante. Vainqueur d’une Coupe de l’UEFA et d’une Ligue des champions, il a remporté à neuf reprises le titre de joueur finlandais de l’année et a été élu dans l’équipe-type de l’UEFA pour l’année 2001. Il est le second joueur le plus capé de son pays avec 105 sélections, à égalité avec Jonatan Johansson.

#9 – Nils Liedholm

Capitaine de l’équipe suédoise finaliste de la Coupe du monde 1958, Nils Liedholm a réussi une belle carrière de joueur et une autre aussi fructueuse d’entraîneur par la suite. Au sein du trio Gre-no-Li de l’AC Milan, il remporte quatre scudetti, ce qui lui permet de devenir des années plus tard membre du Hall of Fame du club lombard, avec qui il dispute plus de 350 matches. Milieu offensif réputé pour sa vision du jeu et ses qualités techniques, il était également capable de marquer (près de 150 buts dans sa carrière).

#8 – Frank Arnesen

Comme Søren Lerby, c’est avec le maillot de l’Ajax qu’il se distingue à la fin des années 70. Milieu de terrain classe et technique, à la fois buteur et doté d’une bonne vision du jeu, Frank Arnesen remporte à trois reprises l’Eredivisie dans une équipe d’Amsterdam qui marche sur l’eau. Après des passages à Anderlecht et Valence, il signe – comme Lerby – au PSV avec qui il remporte lui aussi la Coupe d’Europe des clubs champions (C1) en 1988, en plus de trois autres éditions du championnat des Pays-Bas. Son Euro 1984 réussi (3 buts) lui permet d’être élu dans l’équipe-type du tournoi et d’entrer dans le Hall of Fame de son pays.

#7 – Gunnar Nordahl

Une machine à marquer. Le meilleur numéro 9 que la Suède a sans doute connu dans toute son histoire. Gunnar Nordahl a affiché des statistiques indécentes durant toute sa carrière : 217 buts en 213 matches dans son pays, 225 en 291 rencontres en Italie. Il est aujourd’hui le troisième meilleur buteur de l’histoire du championnat italien (225) derrière Piola (274) et Totti (250) et a terminé à cinq reprises meilleur buteur de Serie A. Devenu le premier joueur suédois professionnel avec son transfert à l’AC Milan en 1949, il marque également 43 buts en 33 matches avec la sélection, mais sa décision de rejoindre l’Italie lui interdit de poursuivre avec la sélection scandinave pour des questions de règlement. Membre du Hall of Fame de l’AC Milan, il a également remporté le titre de footballeur suédois de l’année 1947.

#6 – Jari Litmanen

Comme numéro 10 ou comme second attaquant, Jari Litmanen a affiché deux constantes tout au long de sa carrière, celle d’un joueur très élégant et une autre, pas incompatible, de redoutable buteur. Doté d’une technique très fine, créateur à la vision du jeu sublimée, plaque tournante de l’une des plus belles périodes de l’Ajax, le Finlandais a régalé les amateurs du « beau ». À Amsterdam, il remporte cinq titres de champion des Pays-Bas ainsi que la Ligue des champions 1995, et parvient même à terminer meilleur buteur de la saison d’Eredivisie 1993-94 (26 buts) mais aussi de la C1 1995-96 (9 buts). À Barcelone puis à Liverpool, des blessures récurrentes l’empêchent de s’imposer et amorcent la fin d’une carrière compliquée, avant un retour réussi en Finlande à l’âge de 37 ans. Il est par ailleurs non seulement le joueur le plus capé (137 matches) mais aussi le meilleur buteur (32 réalisations) de la Finlande, avec qui il n’a pas disputé la moindre phase finale d’une grande compétition.

#5 – Henrik Larsson

Dieu vivant à Glasgow, Henrik Larsson a su se faire adopter par tous les clubs où il est passé grâce à son caractère consensuel et sa détermination sans faille. Avec le Celtic, il inscrit 174 buts en 221 rencontres, lui permettant de s’ouvrir les portes d’un transfert au FC Barcelone où il rend de nombreux services. Tandis qu’il rentre au pays, dans son club de cœur Helsingborg en 2006, son niveau de jeu élevé lui permet de dépanner durant quelques semaines à Manchester United courant 2007 lors de la trêve hivernale en Suède. 10e joueur le plus capé de son pays avec 106 sélections, il dispute trois éditions de la Coupe du monde où il marque à chaque fois au moins un but (1 en 1994, 3 en 2002 et 1 en 2006). Il remporte en 2001 le Soulier d’or européen avec ses 35 buts en Ecosse mais aussi le Ballon d’or suédois en 1998 et 2004. Il est élu dans les 23 meilleurs joueurs de l’Euro 2004 et détient toujours le record du nombre de buts en Coupe de l’UEFA / Europa League avec 40 réalisations. Un vrai buteur, complet, aussi à l’aise dans la recherche de la profondeur que dans une position de renard des surfaces à la retombée du moindre ballon à sa portée.

#4 – Allan Simonsen

Meilleur buteur de la C1 en 1978 et de la C3 en 1979 avec le Borussia Mönchengladbach, Allan Simonsen remporte trois coupes d’Europe dans sa carrière : deux C3 avec Gladbach et une C2 avec le Barça. Attaquant racé, redoutable devant le but, il est élu Ballon d’or 1977 devant Keegan et Platini, avant de se classer 3e en 1983 de cette même récompense. Simonsen pouvait jouer sur les deux ailes grâce à son habileté technique avec les deux pieds et martyrisait les défenses avec des séquences fréquentes de dribbles et d’accélérations, le rendant insaisissable. Avec sa sélection, il marque 20 buts en 55 sélections et est élu dans le Hall of Fame danois.

#3 – Peter Schmeichel

Ce n’est pas la statistique la plus pertinente pour un gardien mais elle détonne. Peter Schmeichel a inscrit dix buts dans sa carrière et pas uniquement sur penalty. Si son gabarit lui permet de peser dans les surfaces adverses et donc de marquer quelques fois, il lui sert surtout à faire de ses propres cages un lieu impénétrable. Dynamique et agile malgré son physique impressionnant, il est considéré comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire, notamment dans les face-à-face qu’il domine à la manière d’un gardien de handball en amplifiant au maximum la surface de son corps. Vainqueur de l’Euro 1992 avec le Danemark, il est élu à trois reprises gardien UEFA de l’année mais aussi joueur de Premier League de la saison 1995-96 et joueur danois de l’année en 1990, 1993 et 1999. Membre le plus capé du Danemark avec 129 sélections, il a remporté de nombreux titres avec Manchester United, Brøndby et le Sporting dont la Ligue des champions 1998-1999.

#2 – Zlatan Ibrahimovic

On pourrait utiliser des dizaines de superlatifs sur son palmarès impressionnant. Avec quatre titres de champion de Ligue 1, quatre autres de Serie A et un de Liga, diverses coupes et supercoupes et l’Europa League 2016-2017, il possède le plus beau palmarès du football suédois. Placé à six reprises dans le top 10 du Ballon d’or, il a remporté onze fois le Guldbollen suédois et a figuré à de nombreuses reprises dans les diverses équipes-type partout où il est passé. Mais Zlatan Ibrahimovic, c’est aussi et surtout un caractère, un charisme impressionnant, un leader respecté dans les nombreux vestiaires qu’il a côtoyés, un formidable buteur et un show man. Auteur de buts très spectaculaires, du talon, sur des volées et des retournés ou grâce à des frappes de plus de 30 mètres, Ibrahimovic a attiré les louanges, mais aussi parfois les critiques pour ses échecs répétés en Ligue des champions. Avec 62 réalisations, il est le meilleur buteur de l’histoire de la Suède, a participé à quatre éditions consécutives de l’Euro (2004, 2008, 2012 et 2016) ainsi qu’à deux Coupes du monde (2002, 2006) et a porté le brassard de capitaine.

#1 – Michael Laudrup

Il est sans doute le joueur nordique qui allie le mieux la faculté à gagner des trophées, l’influence laissée lors de ses passages dans les clubs et la classe naturelle sur le terrain. Membre de la Dream Team de Johan Cruyff au Barça, il remporte quatre éditions consécutives de la Liga entre 1991 et 1994 et la Coupe d’Europe des clubs champions (C1) en 1992. Numéro 10 ou second attaquant, Michael Laudrup était le dépositaire du jeu des clubs dans lesquels il est passé. Vision du jeu, habileté technique, science du placement (toujours être démarqué) et du dribble, le Danois présentait des qualités dignes des meilleurs joueurs de la planète. Élu joueur danois de la saison en 1982 et 1985, il marque 37 buts en 104 sélections et termine sa carrière internationale lors de la Coupe du monde 1998 où il est élu dans l’équipe-type du tournoi. Si Romario (Barça) et Raul (Real) affirment qu’il est le meilleur joueur avec lequel ils aient joué, c’est dire s’il a marqué le monde du football par ses buts, ses passes au millimètre et ses actions de grande classe.

Salernitana-Nocerina, un derby surréaliste

Aujourd’hui devait avoir lieu le derby de Salerno, entre la Salernitana et la Nocerina. « Devait » car si le coup d’envoi du derby a bien été sifflé, le match n’est jamais allé à sa fin. En cause, une équipe visiteuse jetant l’éponge par crainte de ses propres supporters.

Tout a commencé avant le match devant l’hôtel où séjournaient les joueurs et le staff de la Nocerina. Enervés par leur interdiction de déplacement à Salerno pour ce derby, environ 200 tifosi de la Nocerina ont manifesté devant l’hôtel des joueurs, avant de durcir leur contestation en menaçant de mort leurs propres joueurs et en leur interdisant d’entrer sur la pelouse pour disputer le derby. Ces tifosi de la Nocerina souhaitaient donc que les joueurs ne jouent pas ce derby, en signe de soutien car les supporters n’avaient pas été autorisés à se déplacer pour ce match.

Arrivés au stade, les joueurs de la Nocerina ont d’abord refusé d’entrer sur la pelouse. Le match a été retardé de 40 minutes, puis le préfet de police a ordonné aux joueurs, pour des questions de sécurité, de débuter la rencontre. Ce n’est pas de gaieté de coeur que les joueurs de la Nocerina se sont pliés aux exigences du préfet de police, mais, toujours est-il, qu’ils sont entrés sur la pelouse. Mais ils avaient préparé leur coup.

Dès la première minute de jeu, l’entraîneur de la Nocerina décidait d’effectuer ses trois remplacements. Puis, au fil des minutes, plusieurs joueurs du club simulaient des blessures. Or, avec les trois remplacements déjà effectués, la Nocerina se retrouvait d’abord à dix, puis neuf, puis huit… jusqu’à la cinquième blessure d’un joueur de la Nocerina, forçant l’arbitre à arrêter le match dès la 21ème minute de jeu.

Le préfet de Salerno a déjà annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier les tifosi auteurs de menaces de mort. En attendant, le foot italien a montré une nouvelle fois qu’il ne savait pas vivre sans excès…

Anders Svensson, l’indispensable nouveau recordman

À l’occasion de la victoire suédoise au Kazakhstan, Anders Svensson est devenu le recordman de sélection (144) avec la Suède, dépassant ainsi le légendaire gardien Thomas Ravelli. Pourtant, le milieu suédois aurait pu arrêter sa carrière après le dernier Championnat d’Europe. Titularisé contre l’Angleterre et la France, il rend une copie très propre mais ne semble plus rentrer dans les plans d’Erik Hamren après la compétition. Le sélectionneur expliquait à l’époque que le temps avait fait son oeuvre pour Svensson et qu’il ne le voyait plus comme un titulaire, préférant se concentrer sur ses successeurs, Rasmus Elm, Pontus Wernbloom et Kim Källström. Le problème, pour Hamren, c’est qu’il s’est vite rendu compte que son milieu de 37 ans est toujours au top et offre des garanties suffisantes pour jouer en sélection nationale. Sa fin de saison 2012 remarquable ponctuée par le titre de champion de Suède avec Elfsborg fournit une énième preuve de la compétitivité du vétéran.

Ce n’est pas la première fois que l’on essaye de « se débarrasser » de Svensson, et peut-être pas la dernière. Le milieu suédois est en fin de contrat en décembre avec Elfsborg et ses dirigeants ont multiplié les prises de position ambiguës à son sujet. Le directeur général, Stefan Andreasson, est ainsi passé d’interviews où il laissait planer une forte incertitude sur l’avenir de son joueur, arguant qu’il avait peut-être fait son temps, à une position plus souple où il expliquait qu’il serait ravi de le voir prolonger, car Svensson avait écrit l’histoire du club et avait refusé à de nombreuses reprises plus d’argent de clubs étrangers pour rester dans le club de Borås. Andreasson a depuis largement revu son jugement et a expliqué dans une interview à l’Aftonbladet que la Suède aurait été plus performante si Svensson avait été toujours aligné par les différents sélectionneurs.

Aux dernières nouvelles, une rencontre devrait avoir lieu prochainement entre Anders Svensson, ses représentants et le président du club Bosse Johansson, pour discuter d’une éventuelle prolongation. Le capitaine d’Elfsborg n’en fait pas une question d’argent, il a toujours répété qu’il se sentait bien « à la maison ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il était rentré à Borås en 2005 après son expérience anglaise. Au plus fort du doute, lorsque ses dirigeants et son entraîneur (pour des raisons tactiques) laissaient volontiers planer l’ombre d’un départ, Svensson expliquait alors qu’il pourrait se laisser tenter par une dernière aventure exotique pour son compte en banque, sans gloire, ni sourire, juste avec une certaine forme de tristesse à l’idée de quitter son club de coeur. Svensson veut jouer encore une saison à Elfsborg, participer à la Coupe du Monde 2014 et conclure en beauté. Il le répète dès qu’un micro s’approche et les supporters d’Elfsborg sont avec lui.

Photo Anders Svensson Suède Sweden

Anders Svensson est encore, à 37 ans, le meilleur joueur de son équipe. Malgré la présence de jeunes très prometteurs ou de vétérans très bons (comme Ishizaki), le capitaine d’Elfsborg est le joueur le plus régulier et le plus décidé. Il n’a pas envie d’arrêter et n’est pas en pré-retraite. Il le démontre en Allsvenskan tous les week-end avec sa hargne caractéristique du milieu à tout faire : premier relanceur, récupérateur de ballons, Svensson est doué techniquement, oriente le jeu à merveille, possède une grosse frappe de balle (vidéo) et sa détermination lui permet de gagner de nombreux duels. Il n’a jamais été rapide et l’est de moins en moins, mais son expérience, son positionnement et sa justesse technique lui permettent de compenser ce gros défaut. Recruté par Elfsborg cet hiver pour jouer aux côtés de Svensson, le norvégien Henning Hauger peine à s’imposer et reste dans l’ombre de son capitaine.

Non titularisé en juin pour le match amical contre la Norvège, Svensson était entré en fin de match et avait régalé son public grâce à une frappe extraordinaire de 35 mètres (vidéo). Le milieu suédois a profité des méformes et absences de Rasmus Elm et Kim Källström pour les deux derniers matchs éliminatoires pour retrouver une place de titulaire. Il en a profité pour inscrire le but de la victoire suédoise en Irlande d’une frappe chirurgicale au ras du poteau (vidéo) et pour réaliser une bonne prestation au Kazakhstan, le jour de sa 144ème sélection.

C’est d’ailleurs en sélection que Svensson s’est fait une réputation. En effet, son passage à Southampton entre 2001 et 2005 a été bon, excellent au début, un peu moins sur la fin, car régulièrement sur le banc, mais il n’avait pas le jeu pour devenir une idole outre-Manche. Son président l’appréciait énormément et lui avait proposé une prolongation de contrat, malgré l’arrivée de Harry Redknapp qui avait déclaré ne pas trop compter sur le Suédois, mais Svensson avait préféré retrouver le club de ses débuts, Elfsborg, avec lequel il a remporté depuis deux titres de Champion d’Allsvenskan. Avec le maillot Blågult (bleu et jaune), Svensson a réussi ses meilleures performances lors de la Coupe du Monde 2002. Son superbe coup-franc (vidéo) avait renvoyé les Argentins à la maison, tandis qu’il avait été à deux doigts de marquer le but du tournoi en Huitièmes de finale contre le Sénégal (vidéo).

Malgré ses excellentes prestations avec la Suède, un passage réussi en Premier League et plusieurs titres à Elfsborg, Anders Svensson ne fait pas l’unanimité au royaume des trois couronnes. Il fait plutôt partie de la génération des discrets travailleurs (comme Henke Larsson) et a toujours été dans l’ombre des grands attaquants de ce pays. Et puis, avec l’émergence de la doublette Elm-Wernbloom (ils ont joué ensemble à Alkmaar et maintenant au CSKA Moscou), de nombreux supporters ont voulu voir cette jeune paire titulaire avec la sélection. Le seul problème, c’est que Svensson parvient toujours à tirer son épingle du jeu car il est – certes plus vieux et plus lent – mais surtout plus régulier, plus expérimenté, plus malin et plus déterminé. Il n’est pas si facile de se débarrasser d’Anders Svensson. Erik Hamren l’a appris à ses dépens, tandis qu’Elfsborg, avec ces deux nouveaux matchs plein de Svensson en sélection, devrait finalement lui prolonger son contrat après avoir parlé pendant des semaines d’un possible départ. La vérité du terrain parle toujours : Svensson est aujourd’hui encore indispensable à son club et à sa sélection. Son nouveau record devrait remonter sa cote de popularité et lui permettre d’être enfin considéré à sa juste valeur, comme l’un des plus grands joueurs que la Suède a produit.

Bonus : la vidéo du but élu « but du championnat suédois 1999 » d’Anders Svensson à Malmö. Il avait réédité ce geste quelques jours plus tard à l’entraînement, devant les caméras, pour montrer qu’il ne s’agissait pas d’un coup de chance. Ces deux scènes (et un autre but plus récent, au début de la vidéo) sont à voir ci-dessous.

Stjarnan, un buzz et trois ans plus tard

Été 2010. Alors qu’ils recrutent Balotelli, Villa et Ibrahimovic, Manchester City, le Barça et Milan se font doubler au baromètre de l’exposition médiatique par un petit club islandais, méconnu de tous. Le club de Stjarnan, c’est son nom, s’offre un buzz retentissant, d’abord sur le web, avant que le phénomène atteigne la presse écrite et la télévision. Ce club, semi-professionnel et situé à Garðabær, est totalement inconnu du grand public qui, au mieux, peut citer le nom de Knattspyrnufélag Reykjavíkur (KR), plus grand club islandais et régulièrement présent dans les premiers tours de la Ligue des Champions.

Stjarnan se fait remarquer grâce à ses célébrations de buts extraordinaires. La première ? Une spécialité islandaise : la pêche. Viennent ensuite le plongeon, le vélo, Rambo ou encore le bobsleigh. Toutes ces vidéos font le tour du monde et, il faut le dire, cette équipe islandaise devient la mascotte du web pendant plusieurs semaines. On suit leurs résultats, leurs exploits et leurs nouvelles célébrations. Stjarnan voit débarquer des journalistes du monde entier venus faire des reportages sur cette saga amusante. Le courrier et les mails affluent. Les joueurs font oublier en un rien de temps l’Eyjafjöll et son éruption ayant paralysée l’Europe quelques semaines plus tôt.

Une fois le temps du buzz digéré, les semaines passent et les sollicitations se font de plus en plus rares. Les célébrations sont un peu moins créatives, et puis la fin de saison arrive vite. La longue trêve hivernale (de septembre à mai) coupe l’exposition médiatique du club, jusqu’au retour total à l’anonymat d’une quelconque équipe semi-professionnelle islandaise.

Aujourd’hui, près de trois ans plus tard, Stjarnan a retrouvé sa quiétude d’antan. À ceux qui se demandent si toutes ces sollicitations n’ont pas fait perdre la tête aux joueurs, la réponse est éclatante. Ces deux dernières saisons, Stjarnan a obtenu ses deux meilleurs classements en Úrvalsdeild karla : quatrième en 2011 puis cinquième en 2012, et même une finale de Coupe d’Islande la saison dernière, perdue 2-1 contre KR, le géant islandais ; une finale « qu’on aurait dû gagner après notre rapide ouverture du score » explique aujourd’hui Halldór Orri Björnsson, l’inventeur de la première célébration de but.

Si ce buzz international a fait évoluer l’équipe dans le bon sens, il a aussi permis à Stjarnan de se faire connaître dans le monde entier. Le célèbre opérateur téléphonique espagnol a même mis cette petite équipe islandaise au coeur de l’une de ses publicités TV en 2011. Aujourd’hui, les articles sur le club de Garðabær se font rares mais il subsiste quelques fans de l’équipe, notamment au Brésil où les joueurs sont devenus célèbres grâce à plusieurs reportages de la presse nationale. Halldór Orri n’en revient toujours pas : « au Brésil, nous avons de nombreux fans. On ne sait pas pourquoi cela a pris une telle ampleur dans ce pays, peut-être parce qu’ils sont aussi fous de foot que nous. Nous avons tous sur nos profils Facebook de nombreuses requêtes en provenance de ce pays. L’un de nous, Johann Laxdal (le formidable imitateur du poisson) est en contacts réguliers avec cette base de fans et s’est même marié avec une Brésilienne vivant en Islande. »

Le numéro 10 de Stjarnan, roi des coups de pieds arrêtés, se félicite également de l’augmentation progressive de l’affluence au stade. « On peut dire aujourd’hui que nous avons les supporters les plus bruyants du championnat et c’est aussi grâce à ces célébrations. » Steinþór Freyr Þorsteinsson n’a pas eu la chance de voir cette évolution positive du club. Trois semaines après le début du buzz incroyable, le milieu islandais quittait Stjarnan pour le club suédois d’Örgryte. Aujourd’hui installé à Sandnes, en Norvège, dont le club évolue dans l’élite, il explique que ce buzz ne l’a pas aidé à trouver un club plus huppé : « en fait, j’avais déjà signé un contrat à Örgryte et le match dit de la célébration du pêcheur a été mon dernier sous les couleurs de Stjarnan« .

Les joueurs de la banlieue de Reykjavík ont arrêté leurs célébrations à la fin de la saison 2010 et ont contribué à éteindre le buzz qu’ils avaient lancé sur Youtube. Si certains se sont demandés si cet arrêt n’avait pas été forcé par leurs dirigeants, car elles étaient parfois perçues comme une provocation envers les autres équipes, Halldór Orri Björnsson refuse l’argument et précise que ce sont les joueurs qui n’ont pas souhaité continuer. « En fait, c’est très simple, pondère l’attaquant islandais. Nous ne voulions pas nous forcer à continuer quelque chose, à rechercher sans cesse de nouvelles idées. On l’a fait en 2010 car cela correspondait à un moment d’euphorie dans le groupe. » 

En parlant d’ambiance, Björnsson explique que les joueurs s’entendent toujours tous très bien. Le groupe a peu bougé, club semi-professionnel oblige. Après neuf matches cette saison, Stjarnan est troisième de l’Úrvalsdeild karla, à égalité avec le deuxième Fimleikafélag Hafnarfjarðar (FH), le club islandais du moment (six des neuf derniers titres). En parallèle de leurs matches, les joueurs de Stjarnan continuent leurs métiers : il y a dans cette équipe des ingénieurs, des pêcheurs, des instituteurs et des étudiants. Voilà qui laisse peu de temps pour imaginer de nouvelles célébrations. Mais après tout, Halldór Orri Björnsson le dit lui-même : « on n’est pas à l’abri d’un retour des célébrations » et conclue l’entretien d’un « on ne sait jamais » prometteur.

Stjarnan Islande Célébration

Propos recueillis par Johann Crochet.

Roma : criticare (sempre) prima di vedere, l’esempio del ritiro giallorosso

Dalla Francia non aspettavo una polemica così grande sul ritiro della Roma a Riscone di Brunico. Come ogni giorno, faccio un « tour » sul  web dove posso anche trovare qualche citazione di alcuni giornalisti-tifosi della Roma sulle radio romane. Quello che ho letto non mi ha sorpreso in un certo senso perché, come sempre, c’è chi ama fare le polemiche prima di sapere/vedere qualcosa. Basta ricordare tutte le bugie che avete potuto leggere su Rudi Garcia prima delle due conferenze stampa (a New York e a Roma) e poi, le reazioni positive dopo. Oggi e dopo la finale di Coppa Italia persa contro la Lazio c’è una mare di pessimismo che inonda le teste dei tifosi e dei giornalisti-tifosi. Bisogna di avere più freschezza e ricordare di analizzare le cose con un sacco di elementi precisi, come le date/risultati delle ultime stagioni, i risultati di altre squadre, e non cadere nel pessimismo, con un idea che uno può avere del futuro, che è, al massimo, un opinione personale.

Ho letto un po di tutto su questo ritiro di 9 giorni, prima di tutto che non sarà sufficiente per preparare la stagione correttamente e che i giocatori avranno bisogno di benzina per tutta l’annata, quindi almeno 15 giorni di lavoro. Basta riflettere una seconda. La scorsa stagione, Zeman ha scelto un ritiro duro di 15 giorni. Quello che tutti reclamano oggi. Non vi ricordate l’ultima stagione della Roma e di questa squadra incapace di fare una partita intera ad alto livello ? Era o un primo tempo di fuoco, o un secondo tempo a reazione, ma mai una partita completa con la testa e le gambe, dalla prima all’ultima giornata. Dov’ era questa benzina ? Eppure i giocatori hanno lavorato duro per 15 giorni nel famoso ritiro. Per chi ha un po di memoria, abbiamo visto la stessa cosa con il ritiro di 13 giorni di Ranieri nel 2010. La verità è che non conta la durata dell ritiro, magari nemmeno quanto è duro, ma quello che i giocatori fanno in questo ritiro e come lavorano anche tutte le settimane prima delle partite. A questo punto, è molto interessante di leggere la tesi del corso master di Vincenzo Montella sulla preparazione precampionato. E non credo che la Fiorentina ha fatto una brutta stagione…

Altra cosa sulla quale  abbiamo bisogno di riflettere : la Tournée. Sembra essere un problema di andare negli Stati Uniti l’estate secondo alcuni giornalisti. Voglio ricordare a tutti che prima di vincere il campionato davanti al Barcellona nel 2012, il Real Madrid aveva fatto una Tournée negli USA in luglio, poi in Europa e Cina in agosto. Il Chelsea, prima di vincere l’Europa League (e arrivare al terzo posto in campionato) nel 2013 ha fatto una Tournée negli USA di più di 12 giorni. Nella stagione 2011-2012, il Manchester City e la Juve hanno vinto il loro campionato con una Tournée negli Stati Uniti. Allora faccio una domanda : la Tournée negli USA impedisce proprio di avere dei risultati a fine stagione ?

Ultima cosa, una precisione come l’ho detto al giornalista Lorenzo Serafini di Retesport stamattina, Rudi Garcia era abituato a fare un doppio ritiro con il Lille : il primo di 5/7 giorni, il secondo, dieci giorni dopo, tra 4 e 6 giorni. Per la stagione 2012-2013 : il primo ritiro tra il 8 e 12 di luglio e il secondo ritiro era dal 23 al 27 luglio . Per la stagione 2011-2012 : il primo ritiro tra il 3 e 9 di luglio, il secondo tra il 19 e 24 di luglio. Per la stagione 2010-2011 (scudetto) : il primo ritiro tra il 5 e 10 di luglio, il secondo tra il 20 e 25 di luglio.